Plusieurs membres du Syndicat des paramédics de l'Estrie -
CSN (SPEC-CSN) ont rencontré la ministre de la Santé, Sonia Bélanger, en marge
d'une conférence de presse tenue le vendredi 6 février 2026. L'événement avait
lieu au nouveau pavillon mère-enfant et à la nouvelle urgence du CIUSSS de
l'Estrie - CHUS.
Cette présence syndicale visait un objectif clair : se faire
voir et entendre par la ministre, alors que les paramédics vivent une situation
qu'ils jugent inacceptable depuis plusieurs années. Sans convention collective
depuis près de trois ans, ils sont également en grève depuis le 6 juillet 2025.
Des actions de visibilité pour briser le silence
Selon Axel Simard Duchesne-Simard, vice-président à la mobilisation
du SPEC-CSN, les paramédics n'ont plus d'autre choix que de multiplier les
actions. Il dénonce un gouvernement qui semble oublier leur réalité.
« Ce gouvernement qui semble oublier les paramédics puisque
nous sommes sans convention collective depuis près de 3 ans, et en grève depuis
le 6 juillet 2025, on n'a pas le choix de faire des actions de visibilité et de
mobilisation pour être entendu. C'est notre seul moyen de pression »,
affirme-t-il.
Après cette brève rencontre, les paramédics sont restés sur
place afin d'être visibles durant toute la conférence de presse de la ministre.
Il s'agissait de la troisième action de mobilisation en quatre jours pour
plusieurs membres du syndicat, démontrant une forte détermination du secteur.
Une négociation qui piétine depuis trop longtemps
La négociation entre Québec et les paramédics est
actuellement dans une impasse. Malgré plus d'une cinquantaine de rencontres,
aucune avancée significative n'a été réalisée jusqu'à présent.
Guillaume Allard, vice-président au grief et aux relations
de travail du syndicat, souligne que les offres initiales étaient
inacceptables.
« Trois ans, c'est beaucoup trop long. Les offres initiales
étaient simplement irrespectueuses, qui accepterait une diminution de salaire ?
», questionne-t-il.
Les paramédics réclament une meilleure reconnaissance
salariale, mais pas seulement. Ils dénoncent également une surcharge de travail
importante, une réalité qui pousse plusieurs travailleurs à quitter la
profession, aggravant encore la situation sur le terrain.
Un espoir de déblocage à court terme
Une journée de négociation est prévue pour ce vendredi 6
février 2026. Les paramédics espèrent que cette rencontre sera fructueuse et
qu'elle permettra enfin de dégager des solutions menant à une entente
éventuelle.
Le syndicat, représenté par son exécutif, réaffirme sa
volonté de poursuivre la mobilisation tant que le conflit ne sera pas réglé.
Source : François Perron, secrétaire-trésorier, pour
l'Exécutif du Syndicat des paramédics de l'Estrie - CSN (SPEC).