Lettre ouverte « Ils ont tué le centre-ville » - un cri du
cœur de Maxime Fabi
Dans une lettre ouverte publiée sur les médias sociaux,
Maxime Fabi, directeur général de la Brûlerie Faro, prend la parole pour
dénoncer la dégradation rapide du centre-ville de Sherbrooke. Son message,
largement partagé, met en lumière l'urgence d'agir pour éviter l'effondrement
complet de l'activité commerciale sur la rue Wellington et dans le secteur du
centre-ville.
Il décrit une situation critique où les fermetures et les
déménagements se multiplient. Comme il l'écrit lui-même :
« Depuis quelques semaines, les fermetures et déménagements
se multiplient au centre-ville de Sherbrooke. D'autres s'en viennent, et
d'autres commerces sont sur le respirateur artificiel. »
Pour lui, la cause principale est claire : la piétonisation
forcée et mal planifiée du centre-ville.
Une piétonisation qui a vidé les rues
Depuis trois ans, la Ville chercherait à atteindre une
piétonisation totale du centre-ville. Selon Fabi, cette stratégie a eu un effet
direct sur l'achalandage.
« Les autos n'y vont plus, donc l'achalandage n'y est plus.
L'objectif est donc atteint. 100 %. »
La fermeture de l'accès via Frontenac, la diminution de la
circulation, le retrait des crédits de taxes pour les investisseurs immobiliers
et une application de stationnement « complètement déficiente » ont contribué à
éloigner les clients. Il résume la situation avec une question simple : comment
attirer des gens si l'accès et le stationnement sont devenus un casse-tête ?
Un centre-ville qui doit servir les Sherbrookois
Fabi rappelle que Sherbrooke ne peut pas se comparer à
Québec, Montréal ou Charlevoix. Le centre-ville n'a ni les baleines, ni les
montagnes, ni les grands bureaux qui attirent des milliers de travailleurs.
« Notre centre-ville s'adresse aux Sherbrookois qui se
déplacent. Pas aux Français ou aux Américains... Bref, le centro n'est pas un
centre-ville touristique. »
Il souligne aussi que le centre-ville n'est pas un véritable
quartier d'affaires, ni un quartier résidentiel attrayant, faute de services
essentiels comme des pharmacies, des épiceries ou des parcs familiaux.
Des solutions concrètes et immédiates
La lettre ne se limite pas à critiquer : elle propose des
actions claires.
À court terme :
- Ramener l'accès via Frontenac ;
- Retirer les bornes de paiement ;
- Réinstaurer les crédits de taxes ;
- Ne fermer la rue que pour les grands événements, sans
bloquer une semaine entière pour les préparatifs.
À moyen terme :
- Augmenter les stationnements, notamment en retirant Webster
;
- Éviter de diviser les investissements en limitant les
commerces sur Grande-Fourches.
Il insiste aussi sur l'importance de miser sur les forces
locales : la culture, les commerces indépendants, les tournois sportifs, les
colloques universitaires et des projets structurants comme la Cité des
Rivières.
Un appel à agir dès maintenant
La conclusion de Fabi est sans équivoque :
« Favoriser l'accès, dès ce printemps! Comprendre l'urgence
pour éviter d'attendre les solutions à long terme. »
Sa lettre ouverte est un appel à la nouvelle administration
municipale : écouter, comprendre et agir avant qu'il ne soit trop tard.
Source : page Facebook de la Brûleries FARO - Roasting
houses