Dans sa lutte contre les oiseaux indésirables qui contribuent à polluer les cours d'eau et les plages, la Ville de Magog a annoncé lundi qu'elle expérimentera une nouvelle technique d'effarouchement à l'aide d'oiseaux de proie, en plus de continuer à utiliser les techniques habituelles.
Le mandat a été confié au Groupe Prévost-Fortin, société spécialisée dans le contrôle aviaire et faunique dans les milieux urbains, ruraux ainsi que près des aéroports. Il s'agit de laisser s'envoler un oiseau de proie dressé, comme une buse ou un faucon, afin qu'il éloigne des lieux fréquentés par les humains, les canards, bernaches, goélands et autres espèces.
Marilyne Guillemette, technicienne en environnement à la Ville de Magog, a expliqué que « la grande quantité d'excréments produits par ces espèces contribue à polluer les cours d'eau et les plages de même qu'à propager la dermatite du baigneur. Depuis plusieurs années, la Division des parcs et espaces verts a multiplié les actions pour effrayer les oiseaux près des plages, mais, comme il n'y a aucune conséquence, ils s'habituent. En utilisant un prédateur naturel, nous espérons qu'ils se disperseront pour aller s'installer dans des lieux plus sauvages ».
La fauconnière Marie-Ève Castonguay, a tenu à rassurer les citoyens en spécifiant que ces oiseaux de proie ne s'attaquent pas aux humains ni aux animaux de compagnie. Ils seront laissés en liberté aux heures les moins achalandées, moments où la présence des oiseaux est la plus importante, soit tôt le matin et parfois en soirée.
Joanie Brière, coordonnatrice à la Division de l'environnement a mentionné que divers moyens vont être utilisés pour informer les gens qui fréquent les plages afin qu'ils ne soient pas surpris par cette technique quelque peu inusitée, « nous installerons des affiches près des plages, offrirons de la formation aux moniteurs du club été et aux sauveteurs. Le 29 juin prochain à 14 h, nous organisons une conférence gratuite et ouverte à tous à LAMRAC où les gens pourront voir des spécimens vivants et poser leurs questions aux experts présents. Nous envisageons également d'avoir un kiosque pendant la Traversée du lac Memphrémagog ou d'autres événements. L'important est que les gens sachent ce qui se passe et pourquoi. Comme il s'agit d'un projet pilote, à la fin de l'été nous analyserons les résultats ».
Crédit photo : Marco Bergeron