Heureux d'un printemps qui me chauffe la couenne...
Paul Piché a
fait cette chanson que tout le monde a fredonnée. Quand on s'y
arrête un peu, c'est une chanson lourde de sens sur un fond
musical léger et heureux.
J'aime bien ce
que l'art apporte comme contrastes.
Piché nous dit
que pour trouver l'hiver blanc comme un nuage, il faut être au
chalet, près du foyer. Et pour que l'été soit bon il faut avoir
le temps et les moyens d'en profiter. Si on est pris pour
travailler, c'est les sueurs et les clients. Et il revient
avec sa question tellement de mise encore en 2026 : à qui
appartient l'beau temps, l'hiver, l'été durant...
Toujours est-il
que le printemps est là depuis plus d'une semaine, mais il est
encore drapé de froid. Une froidure semblable à l‘air social
ambiant. De plus en plus de gens sans abri chez nous. De plus en plus
d'anxiété au moment de rencontrer les fins de mois.
Le monde va au
gré d'un président américain qui ment comme il respire, qui
attaque à gauche et à droite et qui continue de vanter son bilan.
Bilan qui ne se reflète pas du côté du peuple qu'il représente.
Les Américains ne vont pas mieux. Même si leur président leur
répète qu'ils vont mieux, ils ne peuvent que constater le
contraire.
Trump s'en
va't'en guerre au nom de n'importe quoi. Il plaide
l'urgence chaque jour en inventant de nouveaux prétextes tout
aussi faux les uns que les autres. Et des gens meurent. Parce que la
guerre n'a plus ce minimum de règles qu'elle avait. Tout est
télécommandé. À coups de bombes, de drônes. Les cibles sont
autant civiles que militaires. On mentira pour nier cette dernière
phrase, pas de trouble!
Pourtant, nous
sommes en plein printemps. Piché l'affirme : on vit rien
qu'au printemps, l'printemps dure pas longtemps.
De cette phrase,
je comprends qu'une fois l'hiver passé, le printemps signifie la
renaissance. Le retour des rayons du soleil qui frappent plus fort.
Une renaissance qui ramènera rapidement les chaleurs de l'été.
Mais le
printemps, c'est magique. Les couches de neige et de glace fondent.
Et, contre toute attente, la vie n'est pas morte ! Une toute petite
pousse se fraie un chemin dans le dégel progressif d'une terre
devenue dure comme roc et hop, l'espoir est là, presque plus grand
que nature.
L'espoir est un
ressort qui se détend. Qui sort de terre et s'étire. Un ressort
qui réussit à donner une impulsion majeure à des millions de
personnes! C'est quelque chose, l'espoir!
Mais quand les
pousses franchissent le nouveau du sol et sont constamment écrasées
par les bottines grossières des dirigeants de la guerre, l'espoir
plie l'échine et cherche très fort des issues pour s'épanouir
et devenir contagieux pour le plus grand nombre.
Je pense à tout
ça, ce matin.
Je sais bien que,
par définition, nous sommes des chiâleux du temps qu'il fait. Que
nous sommes le genre de peuple à souvent penser que tout est mieux
ailleurs, sans oser y déménager, par contre...
Je sais tout ça.
Mais quand je
regarde le type de printemps qui nous est servi, je me dis que ce qui
se passe encore en Ukraine et au Moyen-Orient nous rappelle qu'il
fait très froid pour permettre au printemps de s'exprimer.
À travers les
pas destructeurs des bottes grossières et écrasantes des dirigeants
guerriers et assoiffés de pouvoir, je me dis qu'il faut à tout
prix que le printemps revienne.
Il faut que les
pousses de l'espoir trouvent un chemin.
L'espoir qui
s'installe insuffle plus de force que n'importe quelle
déflagration meurtrière.
Si l'espoir se
pointe, il faut lui faire de la place. L'printemps dure pas
longtemps...
Clin d'œil
de la semaine
Pendant ce temps,
les débats de la CAQ tournent autour de qui veut le plus et le mieux
le troisième lien. J'y cherche l'espoir...