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  CHRONIQUEURS / Deux mots à vous dire

Heureux d’un printemps

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François Fouquet Par François Fouquet
Lundi 30 mars 2026

Heureux d'un printemps qui me chauffe la couenne...

Paul Piché a fait cette chanson que tout le monde a fredonnée. Quand on s'y arrête un peu, c'est une chanson lourde de sens sur un fond musical léger et heureux.

J'aime bien ce que l'art apporte comme contrastes.

Piché nous dit que pour trouver l'hiver blanc comme un nuage, il faut être au chalet, près du foyer. Et pour que l'été soit bon il faut avoir le temps et les moyens d'en profiter. Si on est pris pour travailler, c'est les sueurs et les clients. Et il revient avec sa question tellement de mise encore en 2026 : à qui appartient l'beau temps, l'hiver, l'été durant...

Toujours est-il que le printemps est là depuis plus d'une semaine, mais il est encore drapé de froid. Une froidure semblable à l‘air social ambiant. De plus en plus de gens sans abri chez nous. De plus en plus d'anxiété au moment de rencontrer les fins de mois.

Le monde va au gré d'un président américain qui ment comme il respire, qui attaque à gauche et à droite et qui continue de vanter son bilan. Bilan qui ne se reflète pas du côté du peuple qu'il représente. Les Américains ne vont pas mieux. Même si leur président leur répète qu'ils vont mieux, ils ne peuvent que constater le contraire.

Trump s'en va't'en guerre au nom de n'importe quoi. Il plaide l'urgence chaque jour en inventant de nouveaux prétextes tout aussi faux les uns que les autres. Et des gens meurent. Parce que la guerre n'a plus ce minimum de règles qu'elle avait. Tout est télécommandé. À coups de bombes, de drônes. Les cibles sont autant civiles que militaires. On mentira pour nier cette dernière phrase, pas de trouble!

Pourtant, nous sommes en plein printemps. Piché l'affirme : on vit rien qu'au printemps, l'printemps dure pas longtemps.

De cette phrase, je comprends qu'une fois l'hiver passé, le printemps signifie la renaissance. Le retour des rayons du soleil qui frappent plus fort. Une renaissance qui ramènera rapidement les chaleurs de l'été.

 

Mais le printemps, c'est magique. Les couches de neige et de glace fondent. Et, contre toute attente, la vie n'est pas morte ! Une toute petite pousse se fraie un chemin dans le dégel progressif d'une terre devenue dure comme roc et hop, l'espoir est là, presque plus grand que nature.

L'espoir est un ressort qui se détend. Qui sort de terre et s'étire. Un ressort qui réussit à donner une impulsion majeure à des millions de personnes! C'est quelque chose, l'espoir!

Mais quand les pousses franchissent le nouveau du sol et sont constamment écrasées par les bottines grossières des dirigeants de la guerre, l'espoir plie l'échine et cherche très fort des issues pour s'épanouir et devenir contagieux pour le plus grand nombre.

Je pense à tout ça, ce matin.

Je sais bien que, par définition, nous sommes des chiâleux du temps qu'il fait. Que nous sommes le genre de peuple à souvent penser que tout est mieux ailleurs, sans oser y déménager, par contre...

Je sais tout ça.

Mais quand je regarde le type de printemps qui nous est servi, je me dis que ce qui se passe encore en Ukraine et au Moyen-Orient nous rappelle qu'il fait très froid pour permettre au printemps de s'exprimer.

À travers les pas destructeurs des bottes grossières et écrasantes des dirigeants guerriers et assoiffés de pouvoir, je me dis qu'il faut à tout prix que le printemps revienne.

Il faut que les pousses de l'espoir trouvent un chemin.

L'espoir qui s'installe insuffle plus de force que n'importe quelle déflagration meurtrière.

Si l'espoir se pointe, il faut lui faire de la place. L'printemps dure pas longtemps...

Clin d'œil de la semaine

Pendant ce temps, les débats de la CAQ tournent autour de qui veut le plus et le mieux le troisième lien. J'y cherche l'espoir...


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