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Notre histoire en archives : les films de familles

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Photo : Archives nationales à Sherbrooke.
Archives nationales à Sherbrooke Par Archives nationales à Sherbrooke
archives.sherbrooke@banq.qc.ca
Jeudi le 11 avril 2024

Par Julie Roy, archiviste-coordonnatrice aux Archives nationales à Sherbrooke 

Que de vieux films, cassettes, disquettes et bandes magnétiques traînent à la maison, sans possibilité de révéler ce qu'ils contiennent! En effet, la vétusté des appareils technologiques rend souvent impossible la lecture de ces supports. Que de trésors perdus, souvenirs de famille, voyages dans une époque révolue qui rappellent à tous la fugacité du temps qui passe! Ces précieux moments, emprisonnés dans un boîtier, méritent pourtant qu'on en prenne soin. 

Heureusement, BAnQ dispose d'un laboratoire d'archéologie numérique qui rassemble une collection de vieux appareils de lecture. La constitution de cette collection, comme l'entretien et la réparation des appareils, représentent tout un défi car, avec le temps, les appareils encombrants sont envoyés à la casse par leur propriétaire, devenant une rareté sur le marché de la revente, y compris pour les pièces indispensables à leur réparation. Comme quoi les déchets des uns font le bonheur des autres! 

Lorsque BAnQ acquiert des documents sur des supports « inintelligibles », elle les envoie au laboratoire afin d'en extraire les informations. Ces opérations d'extraction et de numérisation permettent de rendre en langage clair l'information qui était jusqu'alors invisible à l'œil nu. Par la suite, un processus d'évaluation se solde par une décision : selon son importance historique, le document sera détruit ou préservé. 

Une fois qu'ils sont numérisés et qu'une décision a été prise concernant leur conservation, si le droit d'auteur et autres considérations d'accès le permettent, les documents sont rendus accessibles au public sur BAnQ numérique

Voici des films de familles numérisés issus des fonds d'archives conservés aux Archives nationales à Sherbrooke. 

Fonds Famille Poulin 

Arrivée de J. Aimé Poulin et son épouse Irène Leblanc en visite chez Albert Poulin, 1 film 16 mm d'Albert Poulin, 1950. Archives nationales à Sherbrooke, fonds Famille Poulin (P7, S2, SS1, D22, P2).  

La famille Poulin est connue à Sherbrooke pour ses deux éminents architectes, Joseph Aimé Poulin (1889-1952) et son fils Albert (1915-1999). Si la production architecturale de ces derniers a été acquise par les Archives nationales dans les années 1980, les documents personnels de cette famille n'ont été offerts à BAnQ que dernièrement. 

Parmi les journaux intimes, les albums photos, les dessins et la correspondance familiale ajoutés au fonds d'archives se trouvent également 17 films 16 mm d'une qualité inaccoutumée, réalisés par Albert Poulin. Les films, noir et blanc ou couleur, toujours muets, représentent tous les moments forts d'une famille québécoise des années 1940-1950 : les baptêmes, mariages et sépultures, le temps des Fêtes, les séjours au chalet du Petit-Lac-Magog, les voyages touristiques, etc. Les films témoignent aussi de la vie au quotidien : les soins aux bébés, les jeux et occupations des enfants, l'entretien du potager, le délassement dans la cour arrière, le chat familial, les domiciles des rues Prospect et Argyll, les visites entre membres de la famille, etc.  

 André Poulain et la poudre Johnson, 1 film 16 mm d'Albert Poulin, [1949]. Archives nationales à Sherbrooke, fonds Famille Poulin (P7, S2, SS1, D22, P1). 

Quelques films se distinguent en raison de thèmes hors du commun: cérémonie de l'Année sainte de 1950 avec Maurice Duplessis, alors premier ministre du Québec; jamboree scout de 1953; visites à l'abbaye de Saint-Benoît-du-Lac (notamment des scènes d'emballage du fromage, de jardinage, de promenades dans les vergers); visites de Mgr Alfred Lanctôt, évêque en Tanzanie et beau-frère d'Albert Poulin.   

 

 Inspection des badges lors d'un jamboree scout, 1 film 16 mm d'Albert Poulin, 1953. Archives nationales à Sherbrooke, fonds Famille Poulin (P7, S2, SS1, D1, P1).

 

Un moine de l'abbaye Saint-Benoît-du-Lac, 1 film 16 mm d'Albert Poulin, [1953]. Archives nationales à Sherbrooke, fonds Famille Poulin (P7, S2, SS1, D22, P7). 

 

Jardinage à l'abbaye de Saint-Benoît-du-Lac, 1 film 16 mm d'Albert Poulin, [1953]. Archives nationales à Sherbrooke, fonds Famille Poulin (P7, S2, SS1, D22, P7).  

La majorité de ces films peuvent être vus sur BAnQ numérique. Quelques-uns peuvent être regardés uniquement sur un poste spécifique dans un des édifices de BAnQ. 

Fonds Émile Gosselin 

La famille Gosselin : Blandine (née Savoie), Émile, Danielle et la petite Monique, 1 film 16 mm, Noël 1947. Archives nationales à Sherbrooke, fonds Émile Gosselin (P1004, S1, P6). 

Émile Gosselin était un homme d'affaires bien connu dans le milieu de l'hôtellerie et du tourisme jusqu'à son décès en 1976. En effet, M. Gosselin était propriétaire de l'hôtel King George de Sherbrooke depuis 1944. Il a également occupé les postes de président de l'Association des hôteliers des Cantons de l'Est et de directeur de l'Association touristique des Cantons de l'Est. 

Le fonds d'archives contient 13 films amateurs, principalement de sa vie familiale, lesquels mettent en vedette ses filles, Danielle et Monique, lors de leurs anniversaires, premières communions ou activités de guides. Quelques scènes se distinguent de par leurs sujets, comme des images captées à l'hôtel ou des parades militaires.

 

Émile Gosselin devant l'Hôtel King George à Sherbrooke, 1 film 16 mm, 1947. Archives nationales à Sherbrooke, fonds Émile Gosselin (P1004, S1, P6). 

 

Parade militaire sur la rue Dufferin à Sherbrooke, 1 film 16 mm d'Émile Gosselin, vers 1940. Archives nationales à Sherbrooke, fonds Émile Gosselin (P1004, S1, P1).   

 

Camp de guides de Sherbrooke, 1 film 16 mm d'Émile Gosselin, vers 1955. Archives nationales à Sherbrooke, fonds Émile Gosselin (P1004, S1, P10). 

Tous les films peuvent être vus sur BAnQ numérique, à l'exception de Réception baptême Danielle Gosselin, qui peut être regardé uniquement sur un poste spécifique dans un des édifices de BAnQ.

Fonds Jean-Paul Falardeau 

Ski au mont Sutton, 1 film 8 mm de Jean-Paul Falardeau, vers 1963. Archives nationales à Sherbrooke, fonds Jean-Paul Falardeau (P55, P9038).  

Jean-Paul Falardeau (1933-1999), originaire de Saint-Méthode-de-Frontenac, est contremaître en excavation. Il a travaillé sur plusieurs gros chantiers routiers des années 1960-1970 : autoroute Décarie, autoroute des Cantons-de-l'Est, Expo 67, Manic 5, pipeline transcanadien, etc. À partir des années 1980, il est représentant des ventes pour Esso à Granby, puis il s'installe à Brigham et devient propriétaire des Services Sanitaires Deslandes. 

Son fonds d'archives contient 14 films 8 mm qu'il a produits Ces films amateurs témoignent de la vie familiale des Falardeau entre 1960 et 1976. On y trouve les événements familiaux avec la parenté (Noël, jour de l'An, mariages et noces, baptêmes, anniversaires), de même que des scènes de vie au quotidien plus intimistes (pique-nique, soins et jeux des enfants, partie de sucre ou période des foins à la ferme de Saint-Méthode, ski à Sutton ou à Orford, voyages à Magog et à Thetford Mines, etc.). 

Mais celle qui vole la vedette est la magnifique madame Falardeau, née Colette Mailloux, originaire de Bromont. D'une élégance implacable, elle affiche un style et une démarche qui ravissent les yeux, tel que le démontrent les extraits suivants. 

 Colette Mailloux, 1 film 8 mm de Jean-Paul Falardeau, Noël 1962. Archives nationales à Sherbrooke, fonds Jean-Paul Falardeau (P55, P9034)

Colette Mailloux, marraine de Marc Mailloux, 1 film 8 mm de Jean-Paul Falardeau, décembre 1962. Archives nationales à Sherbrooke, fonds Jean-Paul Falardeau (P55, P9034).    

Colette Mailloux, 1 film 8 mm de Jean-Paul Falardeau, 31 décembre 1964. Archives nationales à Sherbrooke, fonds Jean-Paul Falardeau (P55, P9032).  

Tous ces films peuvent être vus sur BAnQ numérique

Que retenir des films de famille ? 

Certains diront que les films de famille se ressemblent tous, avec la captation des mêmes sujets : baptêmes, mariages, sépultures, souvenirs des Fêtes, vacances d'été à Old Orchard ou chez les grands-parents, sorties au parc ou à la cabane à sucre. Pris individuellement, les films de famille pointent les moments forts d'un noyau familial, tout comme les moments simples du quotidien : à travers eux, on souhaite conserver des souvenirs de nos proches, leurs airs, leurs démarches et leurs mimiques.  Pris dans leur ensemble, les films de famille témoignent des traditions et des rites d'une communauté. Ils retracent les codes sociaux d'une société, dévoilent ses croyances et résument les fondements d'une collectivité. 

C'est en raison de ces deux approches que les films de famille dévoilent leur richesse. 

Ces archives vous intéressent? Prenez rendez-vous avec nous : 

Les Archives nationales à Sherbrooke sont situées au

225, rue Frontenac, bureau 401

819 820-3010, poste 6330

archives.sherbrooke@banq.qc.ca


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