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L’Université de Sherbrooke codirigera un observatoire sur la santé mentale étudiante supérieure

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Photo : Pierre Cossette, recteur; Mme Pascale Déry, ministre de l’Enseignement supérieur; Mme Carole Jabet, directrice du Fonds de recherche du Québec – Santé; M. Félix Guay-Dufour, de l’UdeS (au nom de la Pre Julie Lane); M. Benjamin Gallais, du Cégep de Jonquière. Photo : Michel Caron - UdeS
Julie Meese Par Julie Meese
redaction@estrieplus.com
Mercredi 22 février 2023

Un observatoire sur la santé mentale et la maladie mentale voit le jour. 2,8M$ ont été octroyés par le ministère de l'Enseignement supérieur afin de mieux connaître l'état de santé mentale de la population étudiante actuelle du Québec.

Julie Lane, professeure à la Faculté d'éducation de l'UdeS et Benjamin Gallais, chercheur au Cégep de Jonquière codirigeront cet observatoire.

Ils ont reçu cette subvention pour cinq ans pour la mise sur pied et la gestion de l'observatoire.

Le projet de Julie Lane et de Benjamin Gallais retenu

Le ministère de l'Enseignement supérieur et les Fonds de recherche du Québec ont lancé il y a quelques mois un appel de propositions visant la création d'un Observatoire sur la santé mentale étudiante en enseignement supérieur. C'est leur projet qui a finalement été retenu.

La création d'un observatoire s'inscrit dans le plan d'action sur la santé mentale étudiante en enseignement supérieur 2021-2026 déployé par le ministère de l'Enseignement supérieur.

Agir pour vrai!

La population étudiante souffre parfois en silence lorsqu'il s'agit de santé mentale et de maladie mentale. Elle se trouve souvent dépourvue de ressources face à leur condition qui est, encore, l'objet de tabous de façon récurrente.

Ce plan a comme objectif de doter les établissements d'enseignement supérieur de balises communes en matière de santé mentale et de soutenir l'élargissement et la diversification de l'offre de services de promotion, de prévention et de soutien psychosocial.

La pandémie a exacerbé ou déclenché chez plusieurs personnes étudiantes certaines problématiques de santé mentale, et c'est bien dommage, explique la professeure Lane. Mais cela aura eu un effet positif : tirer la sonnette d'alarme et lever certains tabous entourant la santé mentale. Car bien sûr le problème ne date pas de 2020, souligne-t-elle. 

L'anxiété : un réel problème

L'anxiété, encore trop souvent minimisée, a un impact réel sur le fonctionnement d'une personne aux niveaux académique et professionnel.

La population étudiante est durement touchée.

Au collégial, un sondage provincial a montré que 48,5 % des cégépiennes et cégépiens ont éprouvé des difficultés à gérer leur stress au cours de la première année de cégep, alors que selon une autre étude, plus du tiers des étudiantes et étudiants souffrent d'un très haut niveau d'anxiété.

Au niveau universitaire, une enquête panquébécoise sur la santé psychologique des personnes étudiantes universitaires, réalisée par l'Union étudiante du Québec, relève que 58 % de celles-ci vivent un niveau élevé de détresse psychologique et qu'une personne étudiante sur cinq ressent des symptômes dépressifs suffisamment sévères pour avoir besoin d'un soutien médical ou psychologique.

Par ailleurs, la population étudiante postsecondaire est deux fois plus susceptible d'éprouver des troubles de santé mentale comparativement à des jeunes du même âge qui ne sont pas aux études.

Pour le recteur de l'UdeS, le professeur Pierre Cossette, ce projet revêt une grande importance sur le plan social et celui de la santé : « Afin de faire face aux enjeux liés à la santé mentale, il importe d'accompagner les établissements d'enseignement supérieur dans la mise en place des pratiques prometteuses en matière de sensibilisation, de prévention, de promotion et d'intervention en santé mentale. »

En confiant la codirection à la professeure Julie Lane, directrice du Centre RBC d'expertise universitaire en santé mentale de l'UdeS, nous sommes assurés que les forces vives en recherche seront réunies grâce à une collaboration exemplaire avec plusieurs milieux. De plus, l'observatoire mobilisera et formera un plus grand nombre de personnes étudiantes afin qu'elles deviennent des leaders de demain dans l'instauration de cultures alliant performance et bienveillance en enseignement supérieur, mentionne monsieur Cossette. 

Un observatoire qui mènera vers des actions concrètes

Le nouvel observatoire permettra d'obtenir de meilleures données actualisées pour guider nos actions en ce sens. En bout de ligne, la population étudiante québécoise ne s'en portera que mieux, explique Pascale Déry, ministre de l'Enseignement supérieur.

Julie Lane et Benjamin Gallais ont gagné leur pari : faire valoir un type d'observatoire qui ne ferait pas seulement de la recherche, mais travaillerait à ce que les données recueillies mènent à la prise d'actions concrètes et à un changement de culture au sein des cégeps et universités québécoises. Cette approche très concrète a su séduire le comité d'évaluation.

« Il existe beaucoup d'observatoires dans le monde et, le plus souvent, ces organismes sont excellents pour générer des données de recherche pertinentes, mais peu se préoccupent des façons dont les résultats de recherche vont aboutir à des actions concrètes dans les milieux concernés.» - Julie Lane. 

Madame Lane souligne qu'un changement doit absolument être fait dans les établissements d'enseignements afin que la santé mentale soit prise au sérieux. L'observatoire en fera son cheval de bataille :

«Nous proposons un observatoire qui travaille main dans la main avec les cégeps et universités et les personnes étudiantes afin que les données que nous pourrons recueillir se traduisent en politiques et initiatives réelles et qu'elles amènent un véritable changement de culture au sein des établissements d'enseignement supérieur. Nous travaillerons également étroitement avec l'Initiative sur la santé mentale étudiante en enseignement supérieur (ISMÉES), qui est également financée par ministère de l'Enseignement supérieur, pour favoriser la mobilisation et la diffusion des connaissances sur la santé mentale en enseignement supérieur. »

Julie Lane et Benjamin Gallais se disent honorés de diriger cet observatoire. « Cette initiative aura un impact positif direct sur la santé mentale des personnes étudiantes, explique professeure Lane. Indirectement, l'observatoire pourrait aussi entraîner des retombées positives sur la persévérance et la réussite de ces étudiants et étudiantes. »

L'observatoire poursuit plusieurs objectifs

Il permettra de développer des connaissances scientifiques par des recherches et enquêtes sur la santé mentale étudiante et d'effectuer une vigie des pratiques prometteuses en promotion, sensibilisation, prévention et intervention en santé mentale. De plus, il favorisera la mise en place de plusieurs activités pour accompagner un vaste changement de culture dans les établissements postsecondaires du Québec. Il représentera une occasion unique de développer un vaste réseau de chercheurs et décideurs québécois, canadiens et internationaux autour de la thématique de la santé mentale étudiante, explique madame Lane.

66 partenaires impliqués

Julie Lane et Benjamin Gallais ont réussi à mobiliser 28 cégeps et universités, 18 chaires de recherche, 9 associations liées à la santé ou à la réussite, 5 autres organismes divers ainsi que 6 associations étudiantes, pour un total de 168 personnes impliquées!

Pour Julie Lane, il est capital d'implique la population étudiante :

Les personnes étudiantes occupent d'ailleurs une place de choix au sein de l'observatoire. (...) [Il] a été créé pour eux»

Les ressources actuelles ne correspondent aux besoins réels

Plusieurs initiatives en santé mentale existent déjà au sein des établissements d'enseignement, mais les étudiantes et étudiants ne les utilisent pas pleinement, car certaines ne sont pas ancrées dans leurs besoins et réalités, souligne Pierre Cossette.

«Nous avons décidé que chaque axe de recherche serait cogéré en binôme : par un chercheur responsable et par une personne étudiante, ceci afin de nous coller à la réalité terrain et aux besoins et de favoriser l'adhésion des étudiantes et étudiants québécois aux initiatives qui découleront de l'observatoire. »


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