La Ville de Sherbrooke ira en contestation judiciaire à la suite de la décision du Conseil des services essentiels jugeant légale la grève des cols bleus. Ainsi, la grève générale illimitée qui devait prendre effet le 31 juillet risque d'être retardée.
La Ville continue de croire que cette grève n'en est pas vraiment une. Comme 84 % des employés demeureraient au travail pour assurer la poursuite des services essentiels, elle juge qu'il s'agit plutôt d'une grève à temps partiel, ce qui contrevient au Code du travail. La Ville croit que dans le cas d'une grève, une trentaine d'employés devraient continuer à travailler pour assurer les services nécessaires. « Un minimum de personnes se retrouve habituellement affecté aux services essentiels», affirme Jacques Leduc, directeur du Service des ressources humaines de la Ville de Sherbrooke.
Les représentants de la Ville adresseront donc une demande à la Cour supérieure, le plus rapidement possible, pour empêcher la tenue de cette grève. Comme il risque d'y avoir un délai avant que la décision de la cour soit prise, il est fort probable que la grève soit retardée.
Le Conseil des services essentiels a remis aujourd'hui sa décision légitimant la grève des cols bleus ainsi que le maintien des services essentiels. Advenant une grève, le Conseil a accepté la poursuite du travail d'une majorité des employés afin d'assurer la poursuite des services essentiels.
Une grève générale illimitée affecterait quelques services, entre autres les activités de loisirs avec la fermeture des piscines, des arénas et de l'arrêt de l'entretien des parcs. Du côté des déchets, les écocentres seront fermés et la collecte des ordures se fera aux trois semaines jusqu'au 6 septembre et aux quatre semaines par la suite.
La décision était attendue depuis lundi, journée durant laquelle les deux parties ont pu exposer leurs points de vue devant le Conseil des services essentiels à Montréal.