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Les directrices et directeurs de la protection de la
jeunesse du Québec profitent du dévoilement du bilan 2025-2026 pour lancer un
message clair : les enfants doivent demeurer une priorité dans la société. En
Estrie, la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) constate que
plusieurs familles vivent des difficultés importantes liées au stress
économique, à la santé et aux enjeux sociaux.
Selon la DPJ, ces réalités ont un impact direct sur les
parents et leur capacité à répondre aux besoins de leurs enfants. Le coût du
logement, de l'épicerie et les difficultés financières augmentent la pression
sur plusieurs familles.
« Un parent préoccupé par le loyer ou l'épicerie est un
parent plus stressé, et donc moins disponible pour son enfant, malgré toute sa
bonne volonté », souligne Manon Marcotte, directrice de la protection de la
jeunesse par intérim.
Une légère baisse des signalements en Estrie
Le bilan 2026 de la DPJ de l'Estrie montre une légère
diminution des signalements traités au cours de la dernière année. Au total, 7
859 signalements ont été traités en 2025-2026, comparativement à 8 001 l'année
précédente, soit une baisse de 1,8 %.
Même si le nombre total de signalements diminue légèrement,
plus du tiers des dossiers ont été retenus pour une évaluation approfondie. La
DPJ indique que 36 % des signalements ont été retenus, ce qui représente une
hausse de 11 % par rapport à 2024-2025.
Parmi les situations évaluées, la négligence demeure l'un
des enjeux les plus présents. Trois signalements retenus sur dix concernent la
négligence ou un risque sérieux de négligence.
Plusieurs jeunes demeurent dans leur milieu familial
Le rapport montre aussi que plusieurs enfants suivis par la
protection de la jeunesse demeurent dans leur environnement habituel. En
Estrie, 67 % des enfants dont la situation est prise en charge par la DPJ sont
restés dans leur milieu familial ou chez des proches.
Du côté de la Loi sur le système de justice pénale pour les
adolescents (LSJPA), 646 jeunes ont reçu des services durant l'année 2025-2026.
Il s'agit d'une hausse comparativement à l'année précédente, alors que 624
jeunes avaient reçu de l'aide.
Des données provinciales semblables
À l'échelle du Québec, les statistiques montrent une légère
hausse des signalements traités, soit une augmentation de 1,4 %.
La proportion de signalements retenus est toutefois plus
basse qu'en Estrie. À travers la province, moins du tiers des signalements ont
été retenus, soit 27,5 %.
Le bilan provincial indique aussi que 52,1 % des enfants
pris en charge par la DPJ sont demeurés dans leur milieu familial. À cela
s'ajoutent 18,3 % des enfants confiés à des proches ou à des tiers.
Concernant la LSJPA, 10 507 adolescents ont reçu des
services au Québec, une hausse de 4,1 % par rapport à l'an dernier.
Des améliorations dans les services en Estrie
La DPJ de l'Estrie souligne également certains bons coups
réalisés au cours de la dernière année.
Le délai moyen d'attente à l'étape de l'évaluation des
signalements a été réduit de moitié. En mai 2026, le délai moyen était de 50
jours, comparativement à 100 jours en mai 2025.
Un projet pilote a aussi été mis en place dans les réseaux
locaux de services des Sources et du Val-Saint-François. Ce regroupement des
équipes d'évaluation, d'orientation et d'application des mesures aurait permis
d'améliorer la collaboration et la réponse aux besoins des usagers.
Enfin, la DPJ de l'Estrie a remporté un prix au concours Agir
en santé et sécurité au travail 2026 grâce à l'intégration de deux agentes de
liaison en prévention de la violence.
Source : équipe relations médias, service des
communications, Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de
l'Estrie - Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke