Société Arts & culture Sports Chroniqueurs Concours Annonces Classées

  CHRONIQUEURS / Deux mots à vous dire

Nerfs et temps des Fêtes


28 novembre 2011
 Imprimer   Envoyer 

Il vient un temps où ça finit par m'énerver.

Je comprends bien que tout est en train de se redéfinir. Que les politiciens ont étiré un élastique bien au-delà de ses propriétés premières. Je conçois tout aussi bien que le système économique a accouché du monstre de l'endettement personnel et que ça fait très mal à notre quotidien. D'ailleurs, comment pourrait-il en être autrement, je vous le demande? Je veux dire, à force de dépenser de l'argent qu'on a pas encore, on en est venus, collectivement, à dépenser à l'avance de l'argent qu'on n'est même pas certain d'avoir un jour!

J'ai donc une compréhension qui, comme la vôtre, est teintée par mes valeurs, ma vision, mon quotidien. Ma compréhension ne vaut pas plus qu'une autre. Mais elle vaut ce qu'elle vaut.

Mais il vient un temps où ça finit par m'énerver.

Vous le savez, le discours de la droite m'énerve. Ça, ça fait longtemps. Je parle du discours manipulateur, le discours qui vient imposer une vision en utilisant une interprétation du gros bon sens comme on se sert d'un paravent. Le genre d'attitude et de raisonnement qui fait qu'on en est rendu à embrasser la Reine goulûment dans tout ce qu'elle représente. « Avancez en arrière! », disait-on dans les tramways, à l'époque... 

À un moment donné, ça m'énerve vraiment. Et mon réflexe est alors de regarder ailleurs. De laisser porter. Comme pour protéger mon système nerveux. C'est exactement ce que les gens comme Harper souhaitent. "Repose-toi, on s'occupe de tout", semble-t-il dire. Comme quand il demande à Pierre-Hugues Boisvenu de jouer les ministres alors qu'il n'a pas été élu. Entendons-nous bien, j'ai du respect pour l'homme et je suis encore secoué par ce qu'il a vécu. Et il a le droit de parler, c'est clair. Le même droit que moi. Mais quand on se sert de la tribune publique pour attaquer et discréditer toutes les autorités qui gravitent autour, là, ça m'énerve. Lors d'une joute de hockey, on ne permet pas que quelqu'un s'invite et fasse du patinage libre. Le jeu a ses règles. Quand on veut embarquer sur cette patinoire-là, il faut respecter les règlements. Ce n'est pas le cas. Et pendant ce temps, Harper se flatte la bedaine en remerciant le ciel qu'aucun de ses ministres n'ait à chausser les patins. Qui de mieux qu'un non élu pour faire seul un débat controversé, mettant ainsi à l'abri des ministres qui, eux, ont à cœur d'être réélus... Il y avait longtemps que je n'avais pas vu une situation où la démagogie règne aussi fort. 

Il vient un temps où tout ça m'énerve...

Et là, je vois arriver le temps des Fêtes, et, avec lui, l'orgie de dépenses folles qui dépassent de loin le plaisir que procure le don ou la réception d'un cadeau. Ne nous emballons pas et ne mettons pas la faute sur tous les cadeaux. Le problème n'est pas le principe, c'est l'application du principe. C'est comme les téléphones cellulaires : ils sont devenus intelligents, mais les utilisateurs le sont-ils autant?

À un mois de Noël, je risque le message suivant : cette année, pourquoi ne mettrions-nous pas à l'agenda la notion de prendre du temps. Du temps avec les nôtres. Calmement. Le temps de se demander comment ça va, et, surtout,  d'apprécier la  réponse qu'on recevra. Du temps. Simplement. Et pourquoi on ne dirait pas qu'on va essayer de limiter les folies dans les achats des Fêtes. Juste pour voir ce que ça donne, un Noël qui ne fait pas craindre les comptes de cartes de crédit de janvier?

Je sais, la vie va vite. Mais il nous appartient de bien organiser nos trucs pour avoir un peu de temps. De prendre le temps d'apprécier tout ça.

Je suis dans cet état d'esprit là, cette année. L'actualité m'énerve et, surtout, je sens que tout est monté sur de l'artificiel. Alors, je cherche à influencer les pans de ma vie où je peux faire quelque chose.

Je vous souhaite, un mois à l'avance, du temps au temps des Fêtes!

 Clin d'œil de la semaine

Le sénateur est devenu une arme offensive inscrite au registre officiel de Harper...


  A LIRE AUSSI ...

Voie d’accès à l’autoroute : miroir de notre société ?

Lundi 5 janvier 2026
Voie d’accès à l’autoroute : miroir de notre société ?
Bonne année...

Mardi 30 décembre 2025
Bonne année...
Ce que cache la butte maudite

Lundi 22 décembre 2025
Ce que cache la butte maudite
NOS RECOMMANDATIONS
Une transformation majeure de l’aide alimentaire à Coaticook

Jeudi 8 janvier 2026
Une transformation majeure de l’aide alimentaire à Coaticook
Notre histoire en archives - Show de boucane : les hauts et les bas du tabac

Mardi 6 janvier 2026
Notre histoire en archives - Show de boucane : les hauts et les bas du tabac
Clic école : le CSSRS facilite le suivi scolaire des élèves

Mardi 6 janvier 2026
Clic école : le CSSRS facilite le suivi scolaire des élèves
PLUS... | CONSULTEZ LA SECTION COMPLÈTE...

 
François Fouquet
Lundi, 12 janvier 2026
La police et l’urgence comme arme ultime

La 44e édition du Novice-O-Rama débute à Sherbrooke Par Martin Bossé Jeudi, 8 janvier 2026
La 44e édition du Novice-O-Rama débute à Sherbrooke
Quelques conseils de la ville de Magog en cas de panne de courant Par Martin Bossé Lundi, 5 janvier 2026
Quelques conseils de la ville de Magog en cas de panne de courant
Voie d’accès à l’autoroute : miroir de notre société ? Par François Fouquet Lundi, 5 janvier 2026
Voie d’accès à l’autoroute : miroir de notre société ?
Les métiers les plus en demande à Sherbrooke pour 2026 Par Martin Bossé Lundi, 5 janvier 2026
Les métiers les plus en demande à Sherbrooke pour 2026
Clic école : le CSSRS facilite le suivi scolaire des élèves Par Martin Bossé Mardi, 6 janvier 2026
Clic école : le CSSRS facilite le suivi scolaire des élèves
Incendie majeur à Richmond Par Martin Bossé Vendredi, 9 janvier 2026
Incendie majeur à Richmond
ACHETEZ EstriePlus.com
bannières | concours | répertoire web | publireportage | texte de référencement | site web | vidéos | chroniqueur vedette
2026 © EstriePlus.com, tous droits réservés | Contactez-nous