Lors de l'étude des crédits budgétaires suite au dépôt récent du budget Leitao, les CPE et BC de l'Estrie ont été choqués d'apprendre le gel des barèmes de financement des CPE, qui est l'équivalent d'une compression budgétaire de 4 %, soit l'augmentation des salaires dus à la progression dans les échelons et les hausses de salaires selon les ententes négociées avec le précédent gouvernement libéral.
Cette compression devrait totaliser un manque à gagner d'un minimum de 2 M$ pour l'ensemble du réseau!
Cette compression budgétaire risque de fragiliser encore plus notre réseau, qui travaille déjà depuis plusieurs années à rationaliser au maximum ses dépenses. Un grand nombre de CPE et BC de la région vont devoir éponger la hausse des salaires et la hausse du coût de la vie à même leur budget courant. Ces coupures vont nécessairement avoir un impact négatif sur la qualité des services. De plus, elle intervient à trois mois du début de l'année financière, ce qui va donner moins de temps aux services de garde pour prendre des mesures correctives.
Il faut noter ici que l'augmentation des tarifs de frais de garde à 7,30 $ ne viendra pas bonifier les revenus des CPE et donc ne pourra aider à atténuer ces compressions.
Cette mauvaise nouvelle s'ajoute à l'annonce mercredi de procéder à l'étalement du développement des CPE sur huit ans au lieu de trois ans, mesures qui auront un impact majeur sur l'accessibilité des jeunes parents au réseau des services de garde ici en région et compromettre sérieusement la viabilité de certains projets.
Pour David Bélanger, directeur général du CPE-BC Fleurimont, « ce gel du financement va inévitablement avoir un impact sur la qualité des services et la présence auprès des enfants ».
Dans les jours qui viennent, le regroupement va travailler de concert avec ses CPE et BC pour mesurer l'impact de ces compressions et établir un plan d'action.
Source : Martine Staehler, directrice du Regroupement des centres de la petite enfance des Cantons de l'Est