Bienvenue dans ma toute première chronique. Réglons immédiatement la question qui vous torture depuis une grosse minute : un défluenceur, késsé ça? Réponse sur le vif : j'ai voulu inventer un terme qui me définirait en tant que marginal assumé, remetteur en question à temps plein et extraterrestre mésadapté. De toute façon, les titres ‘Le Ti-Fatigant' et ‘De quoi y s'mêle lui?' étaient déjà pris. Bref, je ne déteste pas le contre-courant. Et je n'ai rien à vendre. Sauf quelques idées une fois par mois.
Ce premier billet paraît à quelques jours des élections provinciales. Je pourrais écrire un livre entier sur le sujet, mais je m'en tiendrai pour le moment à ces quelques lignes bien simples : allez voter! L'indifférence et le je-m'en-foutisme sont nos pires ennemis. Cessez de penser que votre vote est inutile, que les politiciens sont tous pareils et bla bla bla pour justifier votre paresse électorale. Parce que tout est politique. Rester assis sur son steak, c'est un geste politique. Râler contre les vélos, c'est politique. Afficher son drapeau du CH sur sa voiture, c'est politique. Limiter les interactions avec le beau-frère au party de famille, idem. Je le répète : TOUT est politique. Et c'est ce qui rend la société québécoise si désespérante, si intrigante et si belle à la fois.
J'ai eu l'occasion de vivre l'expérience politique sur le terrain, comme candidat (la première fois au fédéral, la deuxième au municipal), les deux fois en tant qu'indépendant. Même si je n'ai pas gagné, j'ai adoré toutes les discussions et les rencontres avec vous. Et vous savez quoi? Vous êtes des gens intéressés et intéressants. Un tantinet intenses, des fois survoltés, mais polis et intéressants. Là où il y a de la vie, il y a de l'espoir...et de la politique. Ça peut sembler difficile à croire à une époque où le cynisme vient souvent crasher l'ambiance, mais vous avez le pouvoir de changer des choses, même celles qui vous paraissent les plus insignifiantes. Pour ça, il faut aller voter, c'est un minimum. Je vous propose un contrat facile : si vous vous êtes permis ne serait-ce qu'une seule critique à teneur politique dans la dernière année, allez déposer un petit crochet sur un bulletin de vote le 5 octobre. Deal? Un râle, un vote.
Attachez vos tuques, le défluenceur est capable de tout dire. Tantôt avec des mots doux, tantôt avec des mots de feu, mais toujours avec des arguments et une diplomatie héritée de mes parents. Les paroles en l'air, très peu pour moi.
Avertissement : je lance tout de suite un appel à la civilité. Vous avez le droit de ne pas être d'accord avec mes idées, c'est même très sain. Mais, de grâce, exprimez-vous avec logique et intelligence, pas avec des insultes gratuites. Ma tête est solide, j'ai les deux pieds sur terre, mais votre défluenceur peut avoir le cœur fragile. Au plaisir et bon vote!