Vivre dans les Laurentides attire un nombre croissant de ménages qui
cherchent un équilibre différent de celui offert par la vie urbaine, avec plus
d'espace, de la nature à proximité et un rythme de vie plus calme. Cette
tendance s'est accentuée avec la généralisation du télétravail, qui a permis à
plusieurs professionnels de conserver un emploi à Montréal tout en
s'établissant en dehors de la métropole. Mais choisir la région plutôt que la
ville implique des arbitrages concrets, pas seulement un changement de décor.
Voici ce que cette tendance révèle, et ce qu'elle demande de considérer avant
de sauter le pas.
Le télétravail comme catalyseur
Le travail à distance a changé la donne pour une part importante des
ménages qui envisagent un déménagement. Quand la présence au bureau n'est plus
quotidienne, la distance entre le domicile et le lieu de travail perd de son
importance dans la décision, au profit d'autres critères comme la superficie du
terrain, le calme environnant ou l'accès à la nature. Cette flexibilité a
permis à des municipalités plus éloignées des grands axes autoroutiers de
devenir des options réalistes, alors qu'elles auraient difficilement été
considérées par un travailleur qui doit se présenter au bureau cinq jours par
semaine.
Le télétravail hybride, avec un ou deux jours au bureau par semaine,
reste toutefois le modèle le plus répandu, ce qui maintient un intérêt fort
pour les municipalités qui conservent un accès raisonnable à Montréal. Ce
modèle hybride explique aussi pourquoi certains secteurs proches de l'autoroute
15, comme Saint-Jérôme ou Sainte-Adèle, connaissent une popularité
particulière, alors que des municipalités plus éloignées attirent davantage les
ménages entièrement en télétravail ou déjà proches de la retraite.
Cette évolution n'est pas propre au Québec, mais elle s'observe avec
une intensité particulière autour des grandes villes canadiennes où le prix de
l'immobilier urbain a poussé une partie de la classe moyenne à revoir ses
critères de recherche. Les Laurentides, avec leur proximité relative avec
Montréal et leur offre de vie déjà bien établie, se sont
naturellemeretrouvésées cœurtre de ce mouvement.
Ce qu'on gagne concrètement en s'établissant en
région
Le premier élément qui revient dans les témoignages de ceux qui ont fait
le saut, c'est l'espace. Un terrain plus grand, souvent boisé, une maison avec
davantage de pièces, pour un budget comparable à celui d'un logement urbain
plus modeste. Vient ensuite l'accès direct à des activités extérieures, ski,
randonnée, sports nautiques, qui deviennent une routine plutôt qu'une sortie
planifiée à l'avance. Plusieurs mentionnent aussi un sentiment de communauté
plus présent, porté par la vie de village et les événements municipaux. Le
rythme des journées change également : moins de temps perdu dans les
déplacements pour les résidents en télétravail, ce qui se traduit souvent par
davantage de temps consacré à la famille, aux loisirs ou simplement au repos,
un facteur difficile à chiffrer mais fréquemment cité parmi les bénéfices les plus
appréciés du changement de vie.
Ce qu'on doit accepter de perdre ou d'ajuster
L'équilibre n'est jamais parfait dans un sens comme dans l'autre.
S'établir en région implique généralement quelques compromis:
●
Une
offre culturelle et de divertissement plus restreinte qu'en ville, malgré une
croissance de l'offre locale
●
Une
dépendance accrue à la voiture pour la majorité des déplacements
●
Des
délais parfois plus longs pour certains services spécialisés (médicaux,
professionnels)
●
Un
cercle social à reconstruire, surtout pour les nouveaux arrivants sans racines
dans la région
Ces éléments ne sont pas rédhibitoires pour la majorité des ménages
qui font ce choix, mais ils méritent d'être considérés lucidement plutôt
qu'idéalisés.
Une tendance qui touche différents profils
Contrairement à l'image parfois répandue d'une région réservée aux
retraités ou aux familles avec de jeunes enfants, la clientèle qui s'installe
dans les Laurentides s'est diversifiée. Des jeunes professionnels en
télétravail, des couples sans enfants cherchant un mode de vie actif, et des
ménages en deuxième ou troisième maison font tous partie du mouvement observé
ces dernières années. Cette diversité influence aussi l'offre commerciale et de
services, qui s'adapte progressivement à des besoins plus variés qu'auparavant.
On voit apparaître davantage de cafés de travail, de commerces spécialisés et
d'espaces communautaires pensés pour une clientèle qui recherche à la fois la
tranquillité de la région et les commodités auxquelles elle était habituée en
ville, un équilibre qui continue de se raffiner à mesure que la population
locale se diversifie.
Le marché immobilier reflète cette demande
L'intérêt soutenu pour la région se traduit directement sur le marché
immobilier local, particulièrement dans les secteurs les plus recherchés comme
Saint-Sauveur, où la demande dépasse régulièrement l'offre disponible pour
certains types de propriétés. Cette dynamique influence les délais de vente et
les stratégies de négociation, tant du côté des acheteurs que des vendeurs, qui
souhaitent profiter de cet intérêt soutenu. Les propriétés bien positionnées,
avec un terrain intéressant ou une proximité des services, se vendent
généralement plus rapidement que la moyenne, ce qui pousse certains vendeurs à
revoir le moment choisi pour mettre leur propriété en marché.
Un courtier immobilier à Saint-Sauveur
qui suit ce marché de près peut aider à mieux comprendre où se situe la
propriété visée dans ce contexte de demande, que ce soit pour acheter ou pour
vendre au bon moment. La lecture du marché local reste un exercice qui demande
un suivi constant, puisque les tendances peuvent varier d'un secteur à l'autre
à l'intérieur même des Laurentides, selon la proximité des axes routiers, des
lacs ou des pistes de ski.
Bien s'entourer pour faire le bon choix
Choisir de vivre en région plutôt qu'en ville reste une décision
personnelle qui dépend du mode de vie recherché, mais elle gagne à être prise
avec une bonne connaissance du terrain, littéralement. L'équipe qui accompagne les
acheteurs dans les Laurentides observe directement les profils qui font ce
choix et les questions qui reviennent le plus souvent avant de conclure une
transaction.
Ce que cette tendance annonce pour la suite
Vivre en région plutôt qu'en ville n'est plus un choix marginal, mais
une tendance de fond qui continue de redessiner certains marchés immobiliers
autour de Montréal. Les Laurentides en profitent particulièrement, portés par
leur proximité relative et par leur offre de vie diversifiée. Le bon choix
reste toujours personnel, mais il se prend mieux en connaissant à la fois les
avantages réels et les compromis concrets qu'implique la vie en région, plutôt
qu'en se fiant uniquement à l'idée qu'on s'en fait avant d'avoir vécu l'expérience
au quotidien.