Le service de police de Sherbrooke souhaite informer la population qu'une importante intervention policière a eu lieu le 23 juillet à la suite d'un appel d'urgence signalant un événement violent, dans le secteur de Bromptonville.
Compte tenu de la nature des informations reçues, plusieurs ressources policières ont été déployées afin d'assurer la sécurité du public et de vérifier la situation.
Après les vérifications nécessaires, les policiers ont déterminé qu'aucun événement criminel violent n'était survenu et qu'aucune victime n'était en danger. Les éléments recueillis jusqu'à présent indiquent que l'événement pourrait être lié à un phénomène connu sous le nom de « swatting ».
Dans le présent dossier, les premiers éléments d'enquête tendent à démontrer que le faux signalement aurait été effectué à la suite d'un conflit relié à une transaction d'objet virtuel sur une plateforme de jeux en ligne.
Ce type de représailles est parfois observé dans certains cas de swatting, où une personne cherche à intimider ou harceler une victime en provoquant une intervention policière d'urgence à son endroit.
Le swatting consiste à effectuer un faux signalement aux services d'urgence dans le but de provoquer une intervention policière importante auprès d'une personne ciblée.
Ces faux appels rapportent souvent des situations graves, comme des crimes violents ou des menaces imminentes, alors qu'aucun danger réel n'existe.
Bien que certaines personnes puissent percevoir ces gestes comme une plaisanterie ou une forme de représailles en ligne, le swatting représente un acte criminel sérieux. Ce type d'événement mobilise inutilement d'importantes ressources d'urgence, crée de l'anxiété chez les personnes visées et peut mettre en danger tant les citoyens que les intervenants appelés à répondre à la situation.
L'enquête se poursuit afin d'identifier l'origine de l'appel et de déterminer les circonstances exactes entourant l'événement. Le service de police de Sherbrooke rappelle que toute fausse déclaration aux services d'urgence est susceptible d'entraîner des accusations criminelles.
Source: Benoit Pellerin, relationniste du service de police de Sherbrooke