La 2e saison d'Omaterra a été officiellement lancée mardi. Cependant, c'est hier soir que les médias ont pu assister à ce grand spectacle de l'eau à la place Nikitotek au centre-ville de Sherbrooke.
Les attentes étaient grandes et on n'a pas été déçus. La direction a tenu promesse. L'équipe avait promis que l'an 2 serait de beaucoup meilleur à l'an 1, elle n'a pas menti.
L'effort est évident. Quelques nouveaux tableaux qui sont visuellement époustouflants et des acrobaties qui ont grandement été améliorées.
Des artistes qui ont l'air vraiment plus prêts que lors de la grande première du spectacle l'été dernier. Ils avaient le temps de s'amuser et de sourire.
Parmi les numéros qui ont été revampés et qui charment, celui de la corde à danser au début et celui du cerceau. Ce dernier numéro qui avait reçu plusieurs critiques l'année dernière est plus raffiné cette année. À aucune reprise, on n'a eu peur que la jeune artiste n'échappe les cerceaux. Elle avait l'air en plein contrôle. Même chose pour le numéro des pingouins. Alors que l'année dernière, ils sautaient sur des petits trampolines en faisant des cris stridents, cette année, les trampolines ont disparu. C'est un beau numéro de jeux de main acrobatique. On retient notre souffle à plusieurs reprises.
Cette année, la production a mis au rancart l'espèce de monstre qui a effrayé les spectateurs l'année dernière. Un monstre qui manquait de finition et qui faisait un vacarme d'enfer. Cette année, plus mobile et beaucoup plus sympathique, le monstre a trouvé sa place.
Il reste cependant des longueurs. Le numéro d'acrobatie au sol avec les artistes qui s'encombrent de liasses de bouteilles vides, le numéro de contorsion, le numéro de la fin, on pourrait raccourcir à certains endroits. Ça permettrait assurément de ne pas ralentir le rythme.
La voix hors-champs ajoutée permet cette année de bien comprendre l'histoire. Peut-être un peu infantilisante, mais elle amène la clarté, nous permet de suivre le fil de l'histoire dans la bataille de Madame Purelle pour sensibiliser à de meilleurs comportements environnementaux la famille de Monsieur Sprinkler. Quelques blagues douteuses dans cette narration nous font douter à l'occasion de leur pertinence.
Pas non plus encore certaine de l'arrivée d'un phoque comme partenaire de Madame Purelle pour sauver la dernière goutte d'eau sur Terre.
Les projections sur les immenses toiles qui font office de fond de scène sont toujours aussi magnifiques et impressionnantes. La coordination des artistes avec les effets sonores et la musique est aussi à souligner. Cette année, pas de bogues techniques... du moins, aucun assez important pour qu'il soit perceptible.
En conclusion, la mouture de l'an 2 d'Omaterra est beaucoup plus encourageante et divertissante. Maintenant, l'achat des billets au coût de 52 $ est plus justifié. Omaterra sera présenté une quarantaine de fois d'ici le 27 août.