Dans la nuit du 8 décembre dernier, des étudiantes et étudiants de l'Université de Sherbrooke ont posé un geste symbolique devant le bureau du Premier ministre du Québec et député de Sherbrooke. Armés de leurs plus belles décorations de Noël et d'enveloppes brunes, ils ont décoré un sapin se trouvant à proximité de bureau de Jean Charest. Cette action visait à envoyer un message clair à celui qui fête aujourd'hui son troisième anniversaire de mandat: la communauté étudiante ne se laissera pas passer un sapin. Pour eux, 1625 $ de hausse, ça ne passe pas!
Rappelons-le, lors du dernier budget Bachand, le gouvernement du Québec a annoncé une hausse des frais de scolarité de 325 $ sur cinq ans commençant en 2012. À terme, cette hausse totalisera ainsi 1 625 $ pour une seule année d'études. Au sein du milieu étudiant, syndical et professoral, le message est clair: cette hausse va directement nuire à l'accessibilité aux études postsecondaires en tentant d'aller chercher de l'argent dans la poche de gens qui n'en n'ont pas.
Prétextant un sous-financement non justifié et non démontré, le gouvernement s'entête à refuser toute autre solution qui lui est suggérée, comme celle de la Commission d'évaluation des universités du Québec (CEUQ) qui propose de faire le ménage dans la gestion et les finances des universités pour éviter des fiascos tels que l'Îlot Voyageur.
Ainsi, les étudiants et étudiantes de Sherbrooke ont agi dans l'espoir que la magie de Noël fasse tomber le voile idéologique qui brouille la vue de monsieur Jean Charest. Les décorations ayant été malheureusement retirées, des représentants étudiants sont allés déposer aujourd'hui une carte de Noël au bureau du premier ministre vers 11 h 30 pour lui rappeler leur vœu le plus cher : annuler la hausse des frais de scolarité prévue afin d'offrir le plus beau cadeau à la société, soit celui l'accessibilité aux études postsecondaires.
Sources : Guillaume Raymond, attaché politique, FEUS