À la suite de la séance de négociations d'hier soir avec la Ville de Sherbrooke, les cols bleus se réuniront en assemblée générale ce soir. Ils voteront alors sur la proposition finale et globale déposée hier après-midi par les représentants municipaux.
Même si cette offre pourrait bien être la dernière, les membres du syndicat des cols bleus n'ont pas l'intention de l'accepter et souhaitent déposer une contre-offre.
Si la Ville a bougé en ce qui concerne la sous-traitance, le représentant des cols bleus, Michel Murray, soutient que rien n'a été fait concernant l'assurance collective des employés temporaires. Les cols bleus demandent une assurance semblable à ce que reçoivent les employés temporaires des cols blancs, ce qui est loin d'être atteint, selon le représentant syndical.
Devant la menace de grève durant la semaine de relâche, la Ville avait affirmé qu'elle répondrait aux demandes des cols bleus concernant le point de l'assurance collective, mais finalement, cela ne s'est pas traduit en actions, selon M. Murray. «On n'a qu'ajouté un peu de rouge à lèvres sur l'offre qu'on nous avait déjà faite», d'affirmer ce dernier.
Ainsi, le syndicat des cols bleus considère que la Ville n'a presque rien ajouté à l'offre qu'elle avait déjà soumise il y a quelque temps, et que les cols bleus avaient refusée. « La Ville a voulu prendre les cols bleus à la gorge et serrer en attendant la décision des services essentiels, en souhaitant qu'elle soit favorable à leur cause », croit Michel Murray.
Rappelons qu'hier, un peu après 17 h, le Conseil des services essentiels a statué en acceptant le recours à la grève des cols bleus. Il a aussi décidé que l'entretien des piscines, une source de désaccord entre les deux parties, n'est pas un service essentiel à maintenir en cas de grève. Si des vagues de chaleur surviennent, d'autres moyens demeurent à la disposition de la population pour se rafraîchir, par exemple les installations municipales munies de climatiseurs.
Une séance de négociations demeure toujours possible entre les employés et la Ville avant que la grève prévue pour le 10 juillet ne débute, le conciliateur se rendant disponible en tout temps. Il y a donc toujours espoir qu'une grève soit évitée.
Les deux parties feront le point sur la situation cet après-midi en point de presse.