Société Arts & culture Sports Chroniqueurs Concours Annonces Classées

  HABITATION / Construction Estrie

Sans entretien, le bois torréfié?

 Imprimer   Envoyer 
Photo : Lancé vers le milieu des années 2000, le bois torréfié a rapidement séduit les Québécois.Photo André Dumont/Inspecteur D
APCHQ Estrie Par APCHQ Estrie
Vendredi 13 janvier 2017

Le bois torréfié utilisé en parement extérieur est magnifique au lendemain de l'installation. Quelques années plus tard, à défaut de l'entretenir, il grisonne.

Lancé vers le milieu des années 2000, le bois torréfié a rapidement séduit les Québécois. Ses teintes chaleureuses en ont fait le complément idéal à la brique et la pierre pour composer des façades au look contemporain.

Ce matériau haut de gamme demeure très prisé, mais il est encore trop souvent mal installé et mal compris. Entrepreneurs et consommateurs ont trop longtemps voulu croire qu'il n'avait pas besoin d'entretien.

Dans l'industrie, on l'appelle « bois modifié thermiquement », puisqu'une véritable torréfaction le rendrait aussi noir qu'un grain de café torréfié. Chauffé entre 180 à 230 degrés C pendant plusieurs heures, le bois s'assèche, voit sa structure moléculaire altérée et sa teinte devient plus foncée.

Ce traitement à la chaleur intense donne au bois une plus grande résistance à la dégradation fongique et une plus grande stabilité dimensionnelle. Par contre, il perd de la résistance à l'abrasion et à l'impact. Sans teinture, il grisonne rapidement.

S'agit-il d'un matériau imputrescible et sans entretien comme plusieurs l'ont vendu au cours des dernières années? Pas tout à fait.

C'est en Europe que ce produit s'est d'abord répandu. Là-bas, les propriétaires ne l'entretiennent pas et ils apprécient la couleur grise du bois de grange. Au Québec, nous préférons les produits finis aux teintes chaleureuses.

Bien installé, le bois torréfié peut être aussi durable et sans entretien qu'un parement de maçonnerie. Par contre, si l'on souhaite en préserver la couleur, il faut le teindre tous les deux, trois ou quatre ans, selon la qualité de la teinture appliquée en usine et son exposition au soleil. Dès qu'il grisonne un peu, il est temps de prévoir l'application d'une couche de teinture.

Si on a pris soin d'installer le bois torréfié à des endroits accessibles, l'entretien est simple. Il suffit d'un brossage léger pour nettoyer le bois et en ouvrir les pores, suivi d'une seule couche de teinture.

Dans l'industrie, de plus en plus d'efforts sont déployés pour mieux communiquer les propriétés du bois modifié thermiquement et offrir des produits de meilleure qualité.

La décoloration rapide ayant déçu plusieurs consommateurs, la plupart des produits sont maintenant offerts avec une teinture appliquée en usine. En atelier, tout est mieux contrôlé que sur un chantier : l'absence de poussière, l'adhérence de la teinture, l'épaisseur de l'application et la température.

Les teintures à l'huile étant maintenant proscrites, on utilise des teintures latex à base d'eau. L'expérience a démontré que plus la teinte est foncée, plus le grisonnement du bois est retardé.

Le bois torréfié fait maintenant partie du « langage contemporain d'architecture du Québec », soutient André Bourassa, président de l'Ordre des architectes du Québec jusqu'en 2013 et fervent défenseur de l'usage du bois dans le bâtiment. Architectes et designers gagneraient à insuffler un renouvellement à la mode actuelle du bois teinte caramel flanqué de moulures métalliques noires, croit-il.

À part chez les véritables amoureux du bois, le bois torréfié en revêtement extérieur est surtout utilisé pour créer des contrastes avec les autres matériaux, explique André Bourassa. C'est le concept des « façades décomposées », où jusqu'à cinq différents matériaux de revêtement se mettent en valeur l'un l'autre. C'est la couleur du bois torréfié que la clientèle recherche, bien plus que son grain, soutient l'architecte. Et pour conserver la couleur, il faut l'entretenir!

PHOTOS : André Dumont/Inspecteur D


  A LIRE AUSSI ...

Les paramédics de l’Estrie interpellent la ministre de la Santé à Sherbrooke

Vendredi 6 février 2026
Les paramédics de l’Estrie interpellent la ministre de la Santé à Sherbrooke
O’Chevreuil — Taverne du Centro : une nouvelle identité au cœur du centre-ville

Mercredi 4 février 2026
O’Chevreuil — Taverne du Centro : une nouvelle identité au cœur du centre-ville
Mobilisation contre l’abolition du PEQ : une forte participation à Sherbrooke

Lundi 9 février 2026
Mobilisation contre l’abolition du PEQ : une forte participation à Sherbrooke
NOS RECOMMANDATIONS
Les visages de la protection

Lundi 2 février 2026
Les visages de la protection
Nordia met à pied 77 salariés à Sherbrooke

Jeudi 5 février 2026
Nordia met à pied 77 salariés à Sherbrooke
Les leçons de l’histoire

Mercredi 4 février 2026
Les leçons de l’histoire
PLUS... | CONSULTEZ LA SECTION COMPLÈTE...

 
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Mardi, 10 février 2026
Notre histoire en archives : L’incendie de l’hôtel Child à Coaticook (1949)

François Fouquet
Lundi, 9 février 2026
Sorties de route

Daniel Nadeau
Mercredi, 4 février 2026
Les leçons de l’histoire

Négligence envers un animal : une femme arrêtée à Sherbrooke, recherchée sous cinq mandats Par Martin Bossé Jeudi, 5 février 2026
Négligence envers un animal : une femme arrêtée à Sherbrooke, recherchée sous cinq mandats
Trois figures de l’Université de Sherbrooke honorées par la France Par Martin Bossé Vendredi, 6 février 2026
Trois figures de l’Université de Sherbrooke honorées par la France
Le Salon Expo Habitat de l’Estrie revient pour une 42e édition à Sherbrooke Par Martin Bossé Mardi, 3 février 2026
Le Salon Expo Habitat de l’Estrie revient pour une 42e édition à Sherbrooke
Deux Sherbrookoises graviront le Kilimandjaro pour soutenir les jeunes de la DPJ Par Martin Bossé Lundi, 2 février 2026
Deux Sherbrookoises graviront le Kilimandjaro pour soutenir les jeunes de la DPJ
Bourses aux artistes : Sherbrooke dévoile les lauréats Par Martin Bossé Mercredi, 4 février 2026
Bourses aux artistes : Sherbrooke dévoile les lauréats
Une fin de saison serrée dans la Ligue régionale de hockey Par Martin Bossé Lundi, 2 février 2026
Une fin de saison serrée dans la Ligue régionale de hockey
ACHETEZ EstriePlus.com
bannières | concours | répertoire web | publireportage | texte de référencement | site web | vidéos | chroniqueur vedette
2026 © EstriePlus.com, tous droits réservés | Contactez-nous