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  CHRONIQUEURS / Deux mots à vous dire

L’Amérique sans les Américains…

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Photo : pexels.com
François Fouquet Par François Fouquet
Lundi 10 mars 2025

Comme vous, je cherche une sorte d'équilibre entre la volonté de rester informé et la nécessité de ne pas engranger trop d'anxiété par rapport à ce qui se passe avec Trump et ses orangistes...

Il y a une partie de la situation qui est un casse-tête non terminé dans ma tête.

Je constate ses multiples déclarations, ses décrets (souvent basés sur rien !), son dégoût pour les institutions de son pays, son manque de respect pour ses partenaires d'affaires, bref, je constate tout ça. Et ça ressemble au personnage narcissique qu'il est.

Toutes ces pièces du casse-tête s'agencent bien. Le portrait n'est pas lumineux, mais ça fait un portrait quand même.

Mais il manque le cœur du casse-tête. Un espace vide que je n'arrivais pas à identifier.

Trump a une obsession par rapport au concept du Make America great again (rendre l'Amérique grandiose à nouveau, en traduction basique).

Je comprends qu'il soit obsédé par ça, mais, malgré tout, il y avait un vide.

J'étais dans un néant encore plus sombre que ce que Trump est dans la vie. Ce n'est pas peu dire !

Le vertige qui s'installe subitement

Puis, ça m'est arrivé comme ça. Subitement. Je me suis trouvé lent à comprendre, mais je crois que ça y est.

Mais d'abord, voici ce que j'avais compris de la situation : Trump voit l'Amérique comme une entité en soi. Une entité puissante, dominante. Et il se voit comme un monarque. Un roi absolu. Un roi paranoïaque qui contrôle chaque respiration de son groupe rapproché. Il rêve de faire trembler le monde entier au son du mot Amérique.

Menteur et arnaqueur, il déclare que l'histoire se souviendra de lui comme d'un artisan de la paix dans le monde. Pourtant, et dans une logique qui lui est proche, il déclare la guerre à tout un chacun, il menace tout le monde et se mêle des affaires internes des autres pays. Bref, il sème la guerre pour récolter la paix...

 

Mais l'élément qui m'est venu en tête est encore plus troublant que tout ça.

Pour Trump, l'Amérique dont il rêve est une sorte d'outil de contrôle diabolique sur les autres. Le hic, c'est que l'outil n'inclut pas les Américains eux-mêmes !

Il frappe partout et ne se soucie pas des 340 millions de citoyens.

J'exagère ?

Pas tant...

Il frappe la fonction publique en obligeant des congédiements massifs sans réflexion sur les impacts sur des services qui étaient pourtant rendus aux citoyens. Il bafoue le système de justice dans une société hautement criminalisée et dorénavant gouvernée par des criminels et/ou des êtres sans scrupules.

Il impose des tarifs destinés à déstabiliser les systèmes économiques reconnus et négociés autour de lui, se foutant complètement de l'effet sur les prix à la consommation des citoyens de son pays.

Il réhabilite toute la répression qui, lentement, s'amenuisait par rapport à l'orientation sexuelle des citoyens. Il plaide pour retirer le droit à l'avortement. Il adore tout ce qui est contrôle de la vie des gens. Avec ses foutus apôtres qui détiennent les grands médias sociaux, il souhaite favoriser la désinformation et les « shows de boucane » bourrés de menteries et de complaisance.

Il détruit la portée des gens destinés à la protection de l'environnement. Il veut sabrer dans la « Food and drug administration », jouant potentiellement avec la santé même des habitants.

En faisant tout ça (et tellement plus encore !), il attaque résolument la vie quotidienne des citoyens. Déjà que le niveau d'espoir était bas au point que des millions d'Américains ont fait confiance à Trump, voilà qu'il va anéantir le petit reste d'espoir nécessaire à la paix sociale.

Pour Trump, c'est moi d'abord. Ça, on le savait.

Maintenant, c'est moi, seulement.

Lui et l'outil diabolique que devient la présidence entre ses mains...

Clin d'œil de la semaine

À Trump à ses électeurs : « Merci d'avoir porté la casquette Make America great again! » Mais sachez que ça ne vous protégera de rien... »



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