C'est avec déception que la Fédération étudiante de l'Université de Sherbrooke (FEUS) et l'Association étudiante du cégep de Sherbrooke (AECS) ont reçu la clarification de Legault sur l'accès aux études postsecondaires. « On pensait qu'avec Charest on avait touché le fond, mais on s'est vite rendu compte que Legault avait décidé de jouer dans la même ligue que lui » a commenté Jessica Gaouette, présidente de la FEUS.
François Legault, de passage à Sherbrooke mardi dans le cadre de sa tournée du Québec, s'est prononcé en faveur de la hausse des frais de scolarité de 1625 $ qui mobilise déjà les étudiants. Il a refusé de fermer la porte à une différenciation des frais et n'a pas été capable d'articuler les propositions de sa coalition pour bonifier l'AFE. M. Legault a de plus refusé de voir une corrélation entre la hausse des frais de scolarité et une diminution de l'accessibilité. « Si on se fie à M. Legault, l'accès à l'éducation serait la seule chose qui n'obéirait pas à la loi de l'offre et de la demande. C'est un déni de réalité navrant pour quelqu'un qui se veut un champion de l'économie » selon Alexandre Bégin, président de l'AECS.
Pour le moment, M. Legault entretient le flou sur ses ambitions, mais les associations étudiantes lui font ce message s'il revient en politique. « Si François Legault et son futur parti politique veulent s'attaquer à l'accessibilité aux études, ils trouveront les étudiants sur leur chemin chaque fois qu'ils mettront les pieds en Estrie ».
Source : Guillaume Raymond, attaché politique, FEUS