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  ÉDUCATION / Éducation

Le stress et l'anxiété au secondaire : des pistes de solution

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Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke Par Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke
Lundi 27 novembre 2017

Pour Nathan, toutes les excuses sont bonnes pour rester à la maison. Maux de ventre, fatigue, étourdissements, problèmes de sommeil, palpitations, etc. Que le malaise soit réellement ressenti ou pas, celui-ci dissimule un but précis : éviter l'école à tout prix. Éviter les situations stressantes, les interactions avec les pairs, le regard des autres, les examens, les échecs possibles. Quoique le stress et l'anxiété n'aient pas la même portée ni les mêmes sources, ils provoquent des symptômes similaires et une souffrance sourde, parfois difficile à détecter.

Pour travailler de manière préventive sur cette problématique de société très actuelle, l'école Mitchell-Montcalm a mis en place 10 ateliers pour les jeunes dans le cadre d'un projet pilote avec le Centre RBC d'expertise universitaire en santé mentale de l'Université de Sherbrooke. Martine Bélanger, psychologue, et Sonia Vachon, conseillère d'orientation, sont les professionnelles de l'école derrière ce projet prometteur.

Une initiative bénéfique pour tous les élèves
Le programme mis en place, intitulé Programme de soutien à la transition au secondaire, est offert à des élèves de 1re secondaire et vise à prévenir les troubles anxieux en facilitant le passage entre la sixième année du primaire et la première secondaire. Lorsqu'on vit du stress ou de l'anxiété, changer d'école, d'enseignants et d'amis tout en vivant des changements hormonaux peut déclencher une série de réactions intenses aux plans physique (palpitations, maux de tête, agitation, agressivité, etc), psychologique (peur du rejet, de la critique, sentiment de perte de contrôle, etc.) et cognitif (pensées incontrôlables, difficulté à se concentrer, etc.).

Lors des ateliers, les jeunes apprennent à tolérer l'incertitude, à la discerner lorsqu'elle approche et à l'apprivoiser. Grâce au programme, les intervenantes abordent aussi les stratégies pour prendre sa place dans un groupe, développer sainement son réseau social et, inévitablement, les réseaux sociaux. Ces derniers alimentent bien souvent le manque d'estime de soi et la vulnérabilité des adolescents, et ce, en plus de mettre en péril les échanges réels entre amis. La réciprocité dans les relations d'amitié, les conflits entre amis, le désir de plaire et de se démarquer ainsi que les bases d'une bonne écoute et d'une bonne communication sont aussi des sujets exploités dans le cadre de ce programme préventif.

Un pont nécessaire entre l'école et la maison
« En tant que parents, souligne Sonia Vachon, notre premier réflexe est de vouloir faciliter la vie de notre enfant, lui ôter un poids des épaules. Il arrive parfois que l'on encourage involontairement le réflexe de fuite lors d'une situation problématique. Au contraire, les parents doivent avoir un rôle d'accompagnateur et permettre à l'enfant de faire face à des situations stressantes. Ils ont eux aussi à développer des méthodes pour dédramatiser et relativiser les situations de stress ou de crise. »

Ainsi, après chaque rencontre du programme, les parents sont informés par courriel des éléments vus avec les jeunes afin d'ouvrir les discussions à la maison. Des capsules interactives sont aussi disponibles pour les parents afin d'influencer positivement le processus d'introspection et de communication amorcé durant les rencontres.

L'approche se veut donc concrète pour tous. « Nous offrons non seulement aux jeunes un coffre à outils avec des stratégies à utiliser lorsqu'ils rencontrent des situations anxiogènes, mais nous nous attardons également au soutien essentiel assuré par les parents », précise Martine Bélanger.

De l'aide pour garder le contrôle
Pour Martine Bélanger et Sonia Vachon, ce projet pilote tombe à point. Depuis les dernières années, la gestion du stress et de l'anxiété revient de plus en plus souvent dans le cadre de leur travail avec les jeunes qu'elles côtoient. Et même si on entend souvent dans les médias le terme d'anxiété de performance, ce fléau peut toucher n'importe quel jeune.
« Les élèves ne doivent pas avoir peur de venir chercher de l'aide dans le cadre d'une approche plus personnalisée », assure la psychologue Martine Bélanger. « Notre but, souligne Sonia Vachon, est d'offrir du soutien, sachant que les pensées, les fausses certitudes, les peurs, les scénarios catastrophes sont aussi nombreux que différents chez les élèves. »

« Avec le soutien essentiel des parents et de l'équipe-école, on offre un filet de sécurité pour l'élève anxieux, estime Martine Bélanger. On gravit une marche à la fois. C'est un processus qui requiert du temps, mais on aide l'élève à cesser de reculer ou de contourner les situations qui l'effraient. » L'anxiété et le stress ne disparaissent pas, mais il y a des solutions pour garder le contrôle. C'est ce que le Programme de soutien à la transition au secondaire à l'école Mitchell-Montcalm tente avant tout de véhiculer dès la première année du secondaire.


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