Au terme d'une journée de négociations, il apparaît qu'il n'y a toujours pas trace d'un règlement entre la Ville de Sherbrooke et ses employés syndiqués cols bleus.
À preuve, hier, en fin d'après-midi, les deux parties ont mis fin aux négociations. Peu de temps après, les cols bleus ont signifié leur intention de déposer un avis de grève dans les prochaines heures.
En fait, c'est que le conseil municipal a rejeté unanimement aujourd'hui la contre-proposition que le syndicat des cols bleus avait soumise au début de la semaine dernière. Selon la Ville, un écart de 372 000 $ sépare encore les deux parties, ce qui l'oblige à rejeter la contre-offre du syndicat. « Les trois quarts des employés ont accepté ces offres et nous ne pouvons aller plus loin. C'est une question d'équité envers tout le monde », a affirmé le maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny.
Le maire a encore une fois fait valoir qu'il ne peut aller au-delà du cadre financier établi par la ville, soit une augmentation de 21,6 % sur une période de sept ans.
En après-midi, les représentants syndicaux ont analysé ce que la Ville leur offrait, mais celle-ci n'a pas répondu à leurs attentes. Selon eux, il s'agissait de la même offre déposée le 6 juillet dernier qui a été refusée à 98 % par les cols bleus en assemblée générale.
Le syndicat des cols bleus n'a donc pas caché son mécontentement et a brandi la possibilité de déposer un nouvel avis de grève générale illimitée. La semaine dernière, le conseiller syndical Michel Murray avait déclaré que la grève demeurait une option très possible si une entente permettant d'entériner la nouvelle convention collective de ses membres ne survenait pas. Il avait donné aux représentants de la Ville un délai de quelques jours afin qu'ils puissent prendre le temps d'analyser leur contre-proposition.
La grève pourrait donc être déclenchée à partir du 31 juillet prochain.
La Ville, une fois de plus, a affirmé qu'elle ferait tout en son pouvoir afin de réduire au minimum les effets de cette dernière sur la population sherbrookoise. Toutefois, les élus et la direction souhaitent toujours négocier dans le but d'en arriver à une entente.