La direction du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) et la Direction de santé publique de l'Estrie (DSPE) ont le regret d'annoncer qu'un deuxième cas de légionellose a finalement entraîné la mort d'un patient.
Le CHUS indique toutefois que l'état de la première personne qui avait contracté cette bactérie au CHUS - Hôpital Fleurimont est maintenant stable et contrôlé.
« La vigilance des médecins a permis de déceler un deuxième cas de légionellose. Même si le CHUS a agi avec promptitude dès que le premier cas a été confirmé en ses murs, la pneumonie à Legionella pneumophila a contribué au décès d'une personne. La personne, atteinte de multiples pathologies et très vulnérable, a contracté cette maladie nosocomiale avant que les mesures de décontamination de l'aile 5 aient été effectuées. Les résultats des tests nous ont révélé la présence de la bactérie chez la personne décédée. La famille en a été informée », a annoncé le Dr Stéphane Tremblay, directeur général du CHUS.
Rappelons que dès le 14 août, avant même d'avoir reçu les résultats des tests, le CHUS avait rapidement suivi le protocole prescrit par les plus hauts standards internationaux. Il s'agissait d'effectuer un choc thermique dans toute la canalisation de l'aile 5. Cette manoeuvre consiste à augmenter la température de l'eau à plus de 70 degrés Celcius et de la faire circuler dans la tuyauterie pendant une heure en plus de rincer chacun des appareils de plomberie cinq minutes. Ensuite, il a fallu aussi rehausser la chaleur de l'eau à 60 degrés Celcius à la source et maintenir une température minimale à 55 degrés dans les réseaux de distribution d'eau chaude. Le CHUS a procédé au choc thermique et au rinçage pendant une période plus longue que celle recommandée par le CDC, augmentant ainsi la confiance dans les résultats de la décontamination.
« Le CHUS recevra les résultats de la qualité de l'eau, qui ont été pris à la suite des travaux de décontamination, au cours de cette semaine. Jusqu'ici, aucun autre cas n'a été confirmé. Les médecins poursuivent une vigie accrue pour les cas de pneumonie », a-t-il poursuivi.
À ce stade-ci, il n'est pas possible de conclure qu'il en est de même pour d'autres ailes du CHUS - Hôpital Fleurimont. Les résultats des tests sont à venir. Par contre, il faut savoir que chaque aile est alimentée par un couloir d'eau unique, réduisant ainsi le risque de contamination d'une aile de l'établissement à l'autre.