Un mémo interne du ministère de l'Environnement confirme les craintes du NPD et des Québécois qui s'inquiètent des méthodes de fractionnement utilisées pour l'exploitation des gaz de schiste, puisqu'elles peuvent mettre en danger nos ressources en eau potable.
Le mémo, destiné au ministre Peter Kent et envoyé par un sous-ministre, révèle que l'injection de milliers de litres de produits chimiques dans le sol pourrait corrompre nos nappes phréatiques.
«Nous connaissons tous les sérieux dommages créés aux États-Unis. Personne ne veut vivre ça ici» affirme Jean Rousseau, député néo-démocrate de Compton-Stanstead.
Le gouvernement fédéral a promis il y a plus d'un an de mieux encadrer le développement de cette filière énergétique non renouvelable, rappelle le NPD.
«Même en ayant accès à toutes les informations, le ministre évite toujours de prendre des mesures concrètes, notamment en ce qui concerne l'obligation de dévoiler la nature des produits injectés et leurs conséquences sur l'environnement», déplore la porte-parole adjointe du NPD en matière d'environnement, Laurin Liu.
Source : Alain Robert, adjoint aux relations communautaires