Réunis en conseil des membres ce week-end, les délégués des associations facultaires membres de la Fédération étudiante de l'Université de Sherbrooke (FEUS) ont, entre autres choses, débattu de la position de leur association dans le conflit de travail en cours.
« Ce qui ressort clairement des débats c'est que les étudiants craignent, à l'heure actuelle, que la session soit compromise par le conflit de travail qui perdure » a commenté Jessica Gaouette, présidente de la FEUS. Les délégués ont en effet adopté une position condamnant les longs délais entre chaque ronde de négociation. Selon les étudiants, il est primordial que les deux parties soient plus assidues à la table de négociation et qu'elles améliorent la communication entre elles afin de trouver rapidement une entente négociée à ce conflit, sans recours à des mesures de loi spéciale.
Les étudiants se sont également prononcés contre l'application de la politique salariale gouvernementale (PSG) comme seule option d'augmentation salariale. « Nous reconnaissons l'importance pour les employés de soutien de pouvoir maintenir dans le temps leur pouvoir d'achat et la PSG ne pourra pas le faire » commente Mme Gaouette. La FEUS s'oppose également à l'inclusion de mesures d'équité salariale, qu'il s'agisse de dédommagement ou de correction à long terme de la situation. Pour les étudiants, l'équité salariale est une loi, elle n'a pas à faire partie des négociations.
La FEUS réclamera également que l'administration dédommage la communauté étudiante pour des services non rendus à pleine capacité par l'Université. « C'est inacceptable que l'administration perçoive des frais pour des services étudiants, un accès au Centre sportif ou des formations en laboratoire qui ne sont pas offerts ou qui le sont en mode réduit », tranche la présidente de la FEUS.
Source : Guillaume Raymond, attaché politique, FEUS