Voici la copie d'un discours prononcé par Alain Vanden Eynden en début de semaine sur le dossier du mont Orford.
Je ne vous referai pas un historique complet de tous les obstacles qui ont entravé ce dossier, mais je vais juste vous rappeler que nous en parlons depuis 2002. Ce dossier, je le suis depuis les tout débuts et j'en connais tous les rebondissements. En janvier 2004, aux audiences du BAPE, j'ai déposé un mémoire, en mon nom personnel, et je concluais :
«Travaillons tous ensemble pour faire de Magog-Orford une région dynamique, à notre image et en bonne santé écologique pour les générations futures. Le compromis est possible. Pour moi, c'est cela un développement durable. »
Aujourd'hui, plus de quatre ans et demi plus tard, nous sommes encore au point mort. Nous n'avons pas encore réussi à rallier toutes les forces de notre milieu autour d'un projet rassembleur, un projet en action, un projet gagnant.
Chacun des groupes tire encore la couverte, chacun de son bord et on n'avance pas.
Pourquoi Orford doit être dynamique? C'est simple
Les retombées économiques démontrées sont de près de 20 millions de dollars annuellement. Orford en pleine opération, c'est aussi 360 emplois directs et indirects. Ces retombées économiques sont essentielles à la vitalité et à la viabilité de la communauté des affaires (hébergements, restaurants, boutiques de sport, boutiques d'équipement sportif, etc.).
Orford en plein essor, ça veut dire des emplois à temps plein pour tous les citoyens qui travaillent dans ces entreprises.
Ce sont des gens qui peuvent compter sur un revenu stable pour combler plus que leurs besoins essentiels.
L'incertitude qui plane au-dessus de la station de ski engendre une morosité parmi ces employés, ce qui ajoute une dimension sociale à cette problématique.
La proximité des installations de ski constitue aussi un atout majeur pour toute notre population. Mais elle ne peut en profiter pleinement faute de moyen pour certains qui sont touchés par les pertes d'emplois ou la précarité de ceux-ci, directement liés au fait qu'Orford ne peut assurer son rôle d'attrait touristique majeur.
Qu'est-ce qu'on fait?
Je n'ai pas la prétention de détenir la clef des solutions. Par contre, je sais que Magog doit assumer et démontrer son leadership fermement, bien plus qu'à l'heure actuelle. En ce moment tous nos dirigeants sont en mode attente.
On attend le gouvernement, on attend le rapport de la MRC, on attend le rapport du médiateur... Moi j'en ai assez d'attendre, je veux agir.
Pour moi, il est hors de question de même oser penser ou imaginer une éventuelle fermeture d'Orford. La station de ski doit demeurer en pleine opération. Nous devons lui donner les outils nécessaires pour assurer son rôle essentiel d'attrait touristique majeur. Nous devons nous mettre en mode action. Toute une communauté en dépend.
Je veux une rencontre avec les représentants du gouvernement du Québec et ce dès novembre 2009. Je veux m'asseoir avec eux et savoir précisément ce qu'ils attendent de nous. Je veux leur démontrer ce que notre communauté est prête à faire pour arriver à un projet gagnant - gagnant.
Le gouvernement a déjà confirmé qu'il peut s'investir en partenariat avec des régions, et ça aussi pour des centres de ski.
Le gouvernement du Québec a consenti un octroi de 5,5 millions de dollars à la MRC de La Matapédia, qui est propriétaire du centre de ski de Val-d'Irène, situé dans un parc régional. Cette MRC devra fournir, pour sa part, 2,7 millions de dollars pour que l'ensemble du projet se réalise. Ça peut se faire ailleurs, nous pouvons le faire ici.
L'attente est terminée, nous passons à l'action. Je veux que, dès janvier 2010, nous soyons au travail.
Source : Alain Vanden Eyden