Les militantes et les militants du Parti Québécois se sont rassemblés ce weekend en Conseil national dans le but d'offrir aux Québécoises et aux Québécois des propositions pour changer la politique. Sensibles aux préoccupations des citoyennes et des citoyens qui souhaitent se réapproprier les espaces collectifs de décisions, les congressistes ont mis en commun leurs suggestions pour que le Québec regagne confiance en sa classe politique et prenne la voie d'une plus grande transparence.
L'Estrie a fait bonne figure en étant au cœur des discussions menant à l'adoption de résolutions pour favoriser la décentralisation des pouvoirs vers les régions, en proposant même la création d'une chambre des régions. «Contrairement aux autres partis politiques qui souhaitent abolir les structures régionales, un gouvernement du Parti Québécois veut les renforcer. C'est dans nos régions que les meilleures décisions peuvent se prendre pour mieux correspondre aux priorités locales. L'État est déjà très centralisé et en accentuant cette réalité, nos adversaires vont distancier les citoyens des décideurs alors que c'est exactement l'inverse qui faut faire.», de dire Réjean Hébert, candidat à l'investiture du Parti Québécois dans la circonscription de Saint-François.
Le Conseil national a également été une occasion heureuse pour réaffirmer le leadership de Pauline Marois au sein de sa formation politique. «On sent un réalignement des troupes derrière notre programme et derrière madame Marois. Un esprit de cohésion et de solidarité nous anime, tel un vent dans nos voiles, celui qu'il nous faut pour convaincre les Québécois que nous avons besoin d'un gouvernement du Parti Québécois!», ajoute Laurent-Paul Maheux, président de l'association militante de la circonscription de Sherbrooke.
Il a également été question de représentativité et d'amélioration des processus démocratiques lors de ce Conseil national. «Avec l'élection d'un gouvernement du Parti Québécois, jamais plus un élu de l'Assemblée nationale ne pourra quitter son parti politique et en joindre un autre sans d'abord retourner devant les électeurs de sa circonscription pour demander un nouveau mandat.», dit Étienne-Alexis Boucher, député de Johnson, préoccupé par la justice et l'équité derrière la démarche des députés «transfuges».
Notamment, le Parti Québécois voudrait donner aux citoyens la possibilité d'exiger de leurs élus la tenue d'un référendum d'initiative populaire sur des sujets qui touchent de grandes préoccupations collectives. Avec une telle mesure, une commission d'enquête publique sur la construction et le financement des partis politiques aurait pu être imposée plus rapidement au gouvernement. On peut imaginer que les citoyens n'auraient pas à attendre non plus l'élection d'un gouvernement du Parti Québécois pour que les citoyens puissent traiter de la question de l'avenir de la nation québécoise, si tel est leur souhait.
En terminant, les trois intervenants de la région de l'Estrie ont réaffirmé haut et fort leur conviction que derrière Pauline Marois, ils sauront convaincre les Québécoises et les Québécois que le Parti Québécois est le seul parti capable de changer la politique au Québec.