Le Comité régional estrien pour un Québec sans pauvreté rappelle au gouvernement Charest qu'il a l'obligation d'adopter des cibles de revenu à atteindre en vertu de la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale, adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale en décembre 2002.
Lors de la campagne Mission collective : bâtir un Québec sans pauvreté, 100 000 personnes ont indiqué au gouvernement les cibles à atteindre dont un salaire minimum pour sortir de la pauvreté, des protections publiques à la hauteur de la mesure du panier de consommation (MPC) et l'accessibilité à des services publics universels de qualité.
« La pauvreté entraîne des coûts deux fois plus importants que ce qu'il en coûterait pour l'enrayer. Le dernier rapport du Conseil national du bien-être du Canada est catégorique à ce sujet», précise Sylvie Bonin, porte-parole du Comité régional estrien pour un Québec sans pauvreté.
Depuis des mois, le Collectif pour un Québec sans pauvreté et son réseau exigent que le gouvernement adopte des cibles décentes de revenu et prévoie des moyens pour les atteindre, selon un échéancier défini. Or, le rapport déposé par la ministre Boulet évite de le faire. Il faut donc favoriser un grand débat sur la pauvreté au sein de la population québécoise, ce que permettrait une commission parlementaire avec consultation générale. La population est invitée à participer à la campagne « Fixer des cibles de revenu pour le Québec » à l'adresse http://www.pauvrete.qc.ca/.
Source : Sylvie Bonin, porte-parole