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Les producteurs agricoles de l'Estrie souhaitent que les projets
éoliens tiennent davantage compte des besoins des fermes.
L'UPA-Estrie demande à la MRC de Coaticook de revoir certaines
règles afin de protéger le développement des entreprises
agricoles.
Des distances à revoir pour les projets éoliens
Réunis le 27
octobre 2026, à l'occasion de la 94e assemblée générale
annuelle de la Fédération de l'UPA-Estrie, les délégués ont
adopté une résolution concernant le développement éolien dans la
MRC de Coaticook.
Ils demandent à
leur organisation d'intervenir auprès de la MRC afin de faire
modifier les distances prévues dans le règlement de contrôle
intérimaire.
Les producteurs
veulent que les règles tiennent mieux compte des bâtiments
d'élevage, des limites des terrains et des besoins futurs des
entreprises agricoles.
« Ils veulent que
le développement éolien se fasse en tenant compte de la réalité
des fermes et qu'il ne vienne pas limiter leur capacité de se
développer dans l'avenir », explique Michel Brien, président de
la Fédération de l'UPA-Estrie.
Une rencontre entre
la Fédération, le syndicat local de l'UPA de Coaticook et la MRC
est prévue dans les prochains jours afin de discuter des changements
possibles.
Un dossier qui touche aussi d'autres MRC de
l'Estrie
Les préoccupations
concernant les éoliennes dépassent le territoire de Coaticook. Des
discussions sont déjà en cours ailleurs dans la région.
L'UPA-Estrie
prévoit de rencontrer des représentants de la MRC du
Val-Saint-François.
La Fédération
souhaite participer aux échanges dès le début des projets afin que
les réalités agricoles soient prises en considération. Elle
privilégie une approche régionale qui respecte les particularités
de chaque territoire.
Les propriétaires agricoles conservent leur
liberté de choix
L'UPA-Estrie
rappelle que les MRC établissent les règles encadrant les projets
éoliens, mais que chaque propriétaire demeure libre d'accepter ou
non une entente proposée par un promoteur.
Ces décisions
peuvent avoir des conséquences sur les terres voisines et sur
l'avenir de l'agriculture.
Selon Michel Brien,
la protection du territoire agricole repose autant sur les décisions
des MRC que sur les choix individuels des propriétaires.
L'énergie solaire également au cœur des
discussions
Près de 100
personnes ont participé à cette assemblée annuelle, à laquelle
assistait également Julien Pagé, deuxième vice-président de
l'Union des producteurs agricoles.
Les délégués ont
adopté une deuxième résolution concernant le développement de
l'énergie solaire sur les bâtiments agricoles.
Ils souhaitent que
les producteurs puissent vendre leurs surplus d'électricité à un
prix compétitif et qu'Hydro-Québec facilite la réalisation de
projets agricoles.
Une réflexion sur
le potentiel solaire des bâtiments existants est aussi demandée.
Pour l'UPA-Estrie,
la transition énergétique doit se faire avec les producteurs, tout
en protégeant les terres agricoles et leur capacité de production.
Source :
Caroline Lelièvre, directrice des communications et des affaires
publiques, Fédération de l'UPA-Estrie