Le Groupe Laroche souhaite relancer le dialogue avec la Ville de
Sherbrooke après une recommandation défavorable du Comité
consultatif d'urbanisme (CCU) concernant son projet
récréotouristique Viverdi. Le promoteur demande des conditions
claires pour permettre au projet d'aller de l'avant.
Deux ans d'efforts pour faire avancer Viverdi
Depuis plus de deux
ans, le Groupe Laroche affirme avoir apporté plusieurs modifications
à son projet pour répondre aux préoccupations du conseil
municipales.
Parmi les
engagements proposés, une occupation limitée à neuf mois par
année, l'encadrement et la limitation en nombre des pavillons
d'appoint, des mécanismes de gouvernance renforcés, une meilleure
gestion des infrastructures privées et la préservation de 56 % du
terrain à l'état naturel et bien d'autres.
Malgré ces
changements, le promoteur déplore le manque de réponses aux
solutions présentées au cours des derniers mois.
«Nous respectons le
rôle du CCU et le processus municipal mais après près de deux ans
de travail de concert avec l'administration, nous demandons qu'on
nous dise clairement ce qui permettrait de faire avancer le projet.
Si des enjeux subsistent, identifions-les et travaillons ensemble à
les résoudre. Nous
attendons maintenant
qu'un véritable dialogue soit ouvert afin de trouver une voie de
passage ensemble. » dit Éric Laroche, président du Groupe Laroche.
Un projet récréotouristique de 480 terrains
Le projet Viverdi
prévoit la transformation de l'ancien site industriel des
Granulats Billing, à Sherbrooke, en un Club Village destiné aux
véhicules récréatifs.
Il comprendrait 480
terrains en copropriété ainsi que des installations récréatives
et communautaires.
Le promoteur insiste
sur la vocation touristique du projet, alors que certaines
préoccupations portent sur sa ressemblance avec un développement
résidentiel.
Selon le Groupe
Laroche, les règles d'occupation et le fonctionnement prévus
permettraient justement de distinguer Viverdi d'un quartier
résidentiel traditionnel.
Des retombées économiques importantes pour
Sherbrooke
Le Groupe Laroche
estime que Viverdi pourrait générer jusqu'à 168 000 nuitées
touristiques supplémentaires.
Les retombées
économiques potentielles dépasseraient 10 millions de dollars par
année, tandis que les revenus municipaux récurrents pourraient
atteindre 867 000 $.
Le promoteur défend
également la possibilité de raccorder le projet aux réseaux
municipaux d'aqueduc et d'égout.
Selon les
informations dont il dispose, l'usine de Saint-Élie, récemment
modernisée grâce à un investissement public d'environ 8 millions
de dollars, aurait la capacité nécessaire pour desservir Viverdi
sans nuire aux futurs projets résidentiels.
Deux scénarios pour l'avenir du site
Devant l'impasse
actuelle, le Groupe Laroche présente deux possibilités.
La première
consisterait à créer rapidement une table de travail réunissant
les élus concernés, l'administration municipale et le promoteur
afin de trouver un terrain d'entente.
La deuxième serait
de poursuivre ou de valoriser les activités industrielles sur le
site, qui possède toujours un certificat d'autorisation pour
l'exploitation d'une carrière et d'une sablière.
L'entreprise
précise qu'un camping traditionnel ne constitue pas une solution
de remplacement.
Le Groupe Laroche
maintient toutefois sa préférence pour la transformation du terrain
en destination récréotouristique. Il invite la Ville de Sherbrooke
à reprendre les discussions afin de trouver une solution bénéfique
pour tous les partis.
Source : Éric
Laroche, président, Groupe Laroche