Les caisses scolaires existent depuis plus de 100 ans. Après un arrêt de quelques années, elles sont réapparues il y a environ 4 ans. Bien qu'elles aient effectué un retour en force dans certaines villes comme Magog et Stanstead, leur succès est bien plus mince à Sherbrooke.
À Magog, depuis l'année dernière, la somme des dépôts effectués par les élèves des dix écoles participantes a doublé. Ce qui explique cet engouement, ce sont les activités organisées par la caisse pour inciter les jeunes à l'épargne. « Il y a d'abord la visite de la mascotte Musicenne en début d'année scolaire. Les jeunes trouvent ça intéressant », mentionne Claudine Turcotte, conseillère en développement coopératif à la caisse du Lac-Memphrémagog. À Noël, des prix sont tirés pour rappeler le programme aux enfants. En fin d'année, d'autres items sont aussi remis aux participants. De plus, pour inciter les enfants à effectuer des dépôts réguliers, 10 $ en ristourne sont déposés dans le compte des enfants qui ont effectué plus de sept dépôts.
À Stanstead, on utilise les mêmes méthodes pour amener les jeunes à épargner. À la fin de l'année, un vélo est tiré parmi les participants. Des élèves ont aussi gagné un billet de 100 $, qu'ils ont été invités à déposer dans leur compte. Du même coup, ils ont pu visiter la caisse, même l'arrière-guichet! Dans la dernière année, ils ont même rallié une nouvelle école. « On a réussi à retourner faire de l'éducation à l'épargne aux enfants de l'école Sunnyside, » se réjouit Marie-Ève Riendeau de la Caisse Desjardins des Hauts-Boisés.
Dans le coin de Coaticook, la caisse scolaire va aussi plutôt bien. Les cinq écoles du territoire participent à différents niveaux. Dès la troisième année, les élèves sont encouragés à participer.
À Sherbrooke cependant, cette reprise se fait plus timide.
Dans le secteur du mont Bellevue, seulement trois écoles primaires participent, dont une plus activement. « Cela demande aussi l'adhésion des professeurs », mentionne Line Leblanc, gestionnaire à la caisse populaire du mont Bellevue. Certains ne souhaitent pas s'acquitter de cette tâche supplémentaire. D'après Mme Leblanc, ce sera encore plus compliqué pour les prochaines années, puisque, l'an prochain, la publicité pour les moins de 13 ans sera dorénavant interdite. Les moyens pour rejoindre les jeunes seront alors plus limités.
Le but des caisses scolaires est avant tout éducatif : on souhaite montrer aux jeunes l`importance de l'épargne et de tenir un budget. Une notion qui est très peu souvent enseignée à l'école, selon Claudine Turcotte.
Même si les moyens de faire participer les jeunes ont changé, le mode de fonctionnement des caisses scolaires est demeuré le même à travers le temps. Les jeunes préparent leur petite enveloppe de papier dans lesquels ils ont placé des sous avec leurs parents. Une fois à l'école, ils peuvent effectuer leur dépôt qui sera remis à la caisse.