Un groupe de citoyens de Saint-Denis-de-Brompton demande au conseil
municipal de revoir le mode de taxation adopté pour financer les
services policiers de la Sûreté du Québec. Selon le groupe, le
tarif fixe prévu au budget 2026 désavantage les propriétaires de
résidences de moindre valeur.
Une taxe municipale jugée inéquitable
Le nouveau mode de
facturation des services policiers soulève des critiques à
Saint-Denis-de-Brompton. Un groupe de citoyens estime que cette
décision crée une inégalité entre les propriétaires de la
municipalité.
Depuis l'adoption du
budget municipal 2026, les propriétaires doivent payer un montant
fixe pour financer ces services, peu importe la valeur de leur
propriété.
Selon les citoyens
qui contestent cette mesure, cette façon de faire pénalise
davantage les ménages qui possèdent une résidence dont la valeur
est inférieure à la moyenne municipale, établie à 662 000 $.
Le groupe souhaite
plutôt que les coûts soient répartis selon la valeur foncière des
propriétés, comme c'est le cas pour la plupart des taxes
municipales.
Plus de 250 citoyens réclament un changement
La contestation a
pris la forme d'une pétition signée par plus de 250 citoyens.
Celle-ci a été déposée au conseil municipal le 5 mai 2026.
Les signataires
demandent un retour à un système de taxation basé sur la valeur
des propriétés plutôt que sur un montant identique pour tous.
Selon les données
municipales citées dans le communiqué, 83 % des propriétés
seraient désavantagées par le mode de taxation actuellement en
vigueur.
Pour les membres du
groupe, cette situation soulève des questions sur la répartition
des dépenses municipales entre les contribuables.
Le financement de la Sûreté du Québec n'est
pas remis en question
Michel Corriveau,
porte-parole du groupe citoyen Pour une justice fiscale à
Saint-Denis, précise que la démarche ne vise pas à remettre en
cause les services policiers ni leur financement.
« Nous ne remettons
pas en question le financement des services policiers. Ce que nous
contestons, c'est la façon de répartir cette facture »,
explique-t-il.
Il soutient qu'un
tarif uniforme impose une charge plus importante aux propriétaires
de résidences modestes, tandis que ceux dont les propriétés ont
une valeur plus élevée sont avantagés.
Une demande adressée au conseil municipal
Le groupe citoyen
demande maintenant aux élus municipaux de revoir leur décision et
d'adopter une méthode de facturation qu'il juge plus équitable pour
l'ensemble des contribuables.
Pour présenter ses
arguments et informer la population, une présentation spéciale a eu
lieu lors de la séance régulière du conseil municipal du 1er
septembre 2026, à l'ancienne église de Saint-Denis-de-Brompton.
Les citoyens
mobilisés espèrent obtenir une révision du mode de taxation des
services policiers de la Sûreté du Québec.
Source : Michel
Corriveau, porte-parole du groupe citoyen, Pour une justice fiscale à
Saint-Denis