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  CHRONIQUEURS / Deux mots à vous dire

Les petits bonheurs

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François Fouquet Par François Fouquet
Lundi le 8 avril 2024

C'est une question d'équilibre mental, simplement.

Le balancier. Le précieux balancier. Celui qui ramène la goutte émotionnelle au centre sur le niveau de notre vie.

J'ai vu qu'un festival revient cette année. Fin avril, début mai. Au Centre des arts de la scène Jean-Besré. Un festival pour les tout-petits. Une immersion culturelle dont le seul titre fait du bien à l'âme des grands et des petits : Festival petits bonheurs

Les petits bonheurs.

D'abord, il m'est revenu en tête le refrain de Félix Leclerc, Le p'tit bonheur. Une ritournelle qui fait danser une poésie simple, accessible. Un p'tit bonheur de ver d'oreille pas mal moins pénible que Ça fait rire les oiseaux, cela dit !

Puis, j'ai pensé à tous ces vœux d'anniversaire que je fais depuis quelques années et qui sont souvent axés sur des souhaits de petits bonheurs.

C'est que le grand bonheur est une notion qui m'échappe un peu. Je le vois tantôt exalté, tantôt contemplatif, tantôt un peu trop zen, bref, je le vois un peu irréel.

Est-ce que ça fait de moi un allergique au grand bonheur ? Sais pas. Mais accro aux petits bonheurs, oui!

Retour à l'équilibre

Je ne parle pas de fiscalité, ici, n'ayez crainte.

Je reviens plutôt sur le début de cette chronique. Et sur la question des petits bonheurs qui équilibrent un peu les choses, m'empêchant de complètement capoter quand je vois évoluer (mot qui sonne étrange, ici) , le monde qui nous entoure. 

Plus il est civilisé, plus l'humain est dur à suivre. Plus il est violent, aussi. Quand ce ne sont pas des revendications territoriales pour nourrir une quête de pouvoir qui ne fera que grandir, c'est la religion qui permet à A de tuer B.

Je ne suis pas historien des guerres (pas historien du tout, d'ailleurs !), mais je n'en peux plus de ce déploiement de conneries ! On détruit des hôpitaux parce qu'on chasse des terroristes et quelqu'un prétend qu'il y en avait au moins un à l'intérieur. Sibole!

On attaque des écoles, des garderies, au nom d'une certaine riposte, à quelque autre geste.

Tuer des enfants, c'est tuer l'espoir. Ça dépasse la connerie des adultes supposément consentants et qui comprennent ce qu'ils veulent bien d'un conflit.

S'attaquer aux enfants, c'est tuer l'espoir, je disais. Attaquer des mamans, c'est, en plus, tuer la possibilité que l'espoir puisse se réinstaller.

Des fois, je voudrais tout fermer les canaux de communication. Mais je demeure convaincu que j'ai une sorte de responsabilité citoyenne à m'intéresser à ce qui se passe dans le monde. Même si c'est dégueulasse. C'est une question de compréhension. Une façon d'orienter, ultimement, mes actions quotidiennes.

C'est pas mal à ce moment que les petits bonheurs résonnent. À défaut de raisonner les fêlés, ils apportent un ancrage accessible et bienfaisant.

Ils nous raccrochent surtout à ce quotidien qui nous échappe souvent. Nos vies virtuelles prennent de plus en plus de place. Les petits bonheurs, pour moi, sont essentiellement réels. Pas virtuels.

Ils surviennent via des rencontres plus ou moins planifiées. Ils nous surprennent quand notre attention est sollicitée par n'importe quoi et que, subitement, nos sens transmettent un élément qui allait nous échapper : une odeur qui fait voyager notre imaginaire, les couleurs d'un ciel de fin de journée, des enfants qui s'amusent avec rien, semble-t-il, mais qui rient aux éclats...

Les petits bonheurs, c'est ça et tout ce qui fait du bien.

On peut les planifier. C'est possible.

Mais je préfère de loin ceux qui éclatent, comme ça, sans s'annoncer. Une rencontre impromptue qui se termine en repas heureux; un coup de téléphone qui ramène la chaleur d'une voix aimée ; une simple marche dans le parc et les salutations heureuses de gens qu'on ne connaît pourtant pas...

Le genre de petits bonheurs qui nous font sentir bien vivants. Bien présents dans ce quotidien qui est parfois plus difficile.

Le genre de petits bonheurs qui raniment les possibles.

Surtout dans un monde dans lequel les puissants tuent les possibles au nom de n'importe quoi. 

Je fais le pari que le fait de cultiver les petits bonheurs réels autour de nous et surtout auprès des enfants, viendra les outiller pour travailler à ce que demain soit toujours possible. 

Clin d'œil de la semaine

Le p'tit bonheur, c'est un petit bonheur assez intime pour qu'on le tutoie...


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