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  JOURNAL LE HAUT-SAINT-FRANÇOIS / Actualité

Journée internationale des femmes à Weedon

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Jean-Claude Vézina Par Jean-Claude Vézina
info@journalhsf.com
Mercredi 23 mars 2016

Le huit mars dernier, plus d'une centaine de femmes se sont rassemblées au Centre communautaire de Weedon à l'invitation de La Passerelle, pour célébrer la Journée internationale des femmes. Elles voulaient, chacune à sa façon, vivre cette journée spéciale pour « hausser le ton et lancer un appel à toutes pour se faire entendre ». Malgré toutes les manifestations, elles ne se sentent pas écoutées par l'actuel gouvernement du Québec.

« Depuis que les libéraux ont accédé au pouvoir, l'austérité fait mal aux femmes », constate depuis des années Andrée, directrice. La hausse des coûts pour celles qui fréquentent les systèmes de santé sans être malades, du simple fait d'être femme, affecte la gestion de leur budget. Les nombreuses pertes d'emplois dans des secteurs d'activités qui leur sont habituellement réservés, surtout dans les milieux communautaires et dans le domaine des services rendus à la population, compromettent leur futur. Ces préoccupations se poursuivent au fil du temps et en fonction des enveloppes provinciales. « C'est pour ça qu'il faut hausser le ton », s'écrit-elle.

Outre ces faits insécurisants, les compressions obligent les femmes à prodiguer de plus en plus de services gratuits, ce qui contribue à augmenter le travail invisible, ajoute Andrée. Les mesures pour contrer le sexisme, pour combattre la violence tant physique que morale ne sont toujours pas au rendez-vous. Beaucoup d'entre elles, en 2016, peinent à joindre les deux bouts ; elles vivent une grande insécurité. Préoccupées par les naissances, elles sont affectées par les politiques sur les centres de la petite enfance, sur les limitations à l'emploi dues aux grossesses. Et la liste des doléances s'étend sur une corde à linge pour l'instant.

Les femmes ont écrit plus de 70 constats d'infraction à remettre au premier ministre Couillard. Chacune y rédigeait ses motifs de se plaindre du gouvernement. Pauvreté, précarité d'emploi, manque de ressources pour les familles monoparentales et les aînées, manque de ressources pour les enfants en difficulté à l'école en constituaient quelques exemples. Le peu de soutien pour les aidantes naturelles s'ajoutait aux raisons de protester. Andrée annonçait que sous peu, les regroupements de femmes de l'Estrie se rendraient bientôt au Palais de justice de Sherbrooke pour les y présenter. Cet exercice collectif a donné la chance à d'autres femmes de visualiser l'étendue des problèmes soulevés.

La présidente de l'organisme, Mélissa, renchérissait. « Ça prouve que la lutte est encore actuelle, les CPE, l'éducation... », énumérait-elle partiellement. Elle ajoutait qu'il y a des actions qui concernent plus les femmes que les hommes, entre autres, les difficultés de revenir sur le marché du travail après avoir élevé leur famille. « Les femmes devraient recevoir un salaire pour rester à la maison avec les enfants », suggérait-elle. Joignant à la liste des doléances, elle faisait remarquer que l'autonomie économique des femmes à la retraite n'est pas toujours assurée; les aidantes naturelles n'accumulent pas de rente. Les rumeurs concernant le fait que les ressources communautaires de santé migreraient vers les Groupes de médecine familiale privés (GMF), selon ce que lance le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, les inquiètent beaucoup.

Reprenant la parole, Andrée indique que la Journée internationale des femmes reste un « beau moment pour réaffirmer notre féminisme et insister sur l'atteinte de l'égalité pour toutes parce que la pauvreté les touche plus. » Elle désire que le gouvernement produise des analyses différenciées, celles qui concernent plus les femmes que les hommes. Ces écarts se retrouvent dans les lois, les services publics, les politiques et les programmes. Elle souhaiterait qu'à tout le moins, ils n'y contreviennent pas.

Le clou de la soirée fut à l'avis de Marilyn, la pièce de théâtre portant sur différentes situations dans une salle de bain. Des vêtements que la famille laisse traîner, au test de grossesse d'une femme de 30 ans et d'une autre dans la cinquantaine, ces situations illustraient quelques scènes qui ont déclenché l'hilarité dans la foule.

Très heureuses, les organisatrices soulignaient que les invitées s'étaient présentées en plus grand nombre que prévu et qu'elles provenaient de différents horizons sociaux. Elles remerciaient chaleureusement les commanditaires qui avaient rendu la soirée possible.


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