La Société d'habitation du Québec a rendu publics les résultats d'une étude qui confirme qu'entre 1996 et 2006, la proportion des ménages qui a éprouvé des besoins impérieux en matière de logement a diminué, passant de 16,2 % à 9,5 %, dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Sherbrooke. Cela représente près de 1 600 ménages de moins dans cette situation. Il s'agit de la baisse relative la plus importante observée dans les six RMR du Québec. Une telle amélioration s'explique notamment par la conjoncture économique favorable qui a entraîné la croissance du revenu annuel moyen des ménages, supérieure à celle du coût des logements pendant cette période.
Les interventions gouvernementales dans le domaine du logement ont permis d'améliorer la situation. Au total, de janvier 2001 à décembre 2005, ce sont quelque 9 500 interventions du gouvernement du Québec, entre autres en matière de supplément au loyer, qui ont permis à des ménages qui éprouvaient des besoins impérieux d'obtenir un logement acceptable tout en consacrant 25 % de leur revenu à se loger.
Le concept de besoins impérieux en matière de logement repose sur la définition de ce qu'est un logement acceptable. Pour être acceptable, un logement doit être de qualité et de taille convenables et il doit également être abordable.
La majorité des ménages de la région en situation de besoins impérieux le sont en raison de l'inabordabilité de leur logement. Le taux d'effort moyen des ménages de la région métropolitaine de Sherbrooke est passé de 23,4 % en 1996 à 21,7 % en 2006. Le revenu annuel moyen de l'ensemble de ces ménages s'élevait à environ 54 760 $ en 2006, une progression de 34 % depuis 1996, alors que le coût mensuel moyen du logement a progressé de 22 % de 1996 à 2006, s'établissant à 664 $ en 2006.
Rappelons qu'à son sommet en 1996, le nombre de ménages ayant des besoins impérieux au Québec atteignait 426 655, soit 16,3 % du total des ménages québécois. Dix ans plus tard, quelque 102 000 ménages québécois de moins étaient dans cette situation, représentant alors une proportion de 10,6 % des ménages.