Une chronique coups de cœur et, pourquoi pas, un peu coups
de gueule cette semaine.
Les jours se
suivent...
Le CH
Le Canadien a
perdu. Voilà. C'est dit. Je suis un partisan des 60 dernières
années (avant, je ne me souviens pas trop!) J'étais déçu de la
tournure des deux derniers matchs. Mais reconnaissant de l'année
vécue. Et fier et heureux de constater l'esprit de groupe qui
semble se dégager de ce groupe de jeunots qui grafignent la
patinoire soir après soir.
J'essaie de me
revoir à 19 ou 20 ans, et il me semble qu'on est très sévères
(et même salauds, parfois!) dans nos commentaires envers eux. Je dis
nous et j'exclus le je, cette fois. Je tombe malgré
moi sur certains commentaires sur les médias sociaux et je me dis
que plusieurs devraient se la fermer. Simplement. Minimalement, ils
devraient se faire corriger avant de vomir leurs saletés :
réclamer de la rigueur et du professionnalisme à un joueur alors
qu'il faut pratiquement lire à voix haute les mots écrits pour en
comprendre minimalement le sens, c'est déroutant.
Une tradition
veut que les joueurs du Canadien, en séries, ne se rasent pas.
Plusieurs n'ont pas de barbe au menton. On peut être un peu
indulgents!
Je pense à
Georges Brassens qui chantait si justement : le temps ne fait
rien à l'affaire. Quand on est con, on est con. Plusieurs
gérants d'estrade ont vieilli, mais leur connerie semble intacte,
effectivement!
L'humour
engagé
Et l'autre, là,
en bas, au Sud. Le nouveau dictateur qui ne tolère rien de
discordant autour et qui gosse et affiche son image à peu près
partout pour savourer l'hommage qu'il se rend lui-même (on me
dira, après, que ce gars est là n'est pas malade entre les de
Lui, là, Trump.
Celui qui a la tête des animateurs des émissions de fin de soirée
parce qu'il n'apprécie pas leur humour.
Lui, là, il me
répugne et joue directement sur ma pression sanguine. Il est donc
toxique et néfaste pour ma santé. Comme pour celle de son peuple
et, par ricochet, du monde entier.
Bannir l'humour
engagé est un signe de contrôle absolu. Un signe de totalitarisme.
Si l'information est un protecteur de la démocratie, l'humour
est un exutoire non-violent qui est nécessaire pour drainer la
pression intérieure des citoyens.
Je refuse qu'on
l'appelle le vieux clown. C'est un manque de respect pour
l'art. Et l'art, c'est essentiel dans le simple équilibre de
l'humain sur cette terre.
La Victoire
J'ai été ému
de voir le défilé de la coupe Walter au hockey féminin. Dire qu'au
soir de la victoire de l'équipe du même nom, on ne savait pas
pantoute s'il allait y avoir de quoi. Puis, 10 jours plus tard,
plus de 20 000 personnes ont envahi la place des spectacles.
Magique!
Pourtant, au
lendemain de cet exploit, il m'a fallu des talents d'archéologues
pour trouver des images de cet événement sur l'application La
Presse + ou sur l'application La Presse mobile. J'ai fini par
trouver quelque chose de plus solide dans la section L'information
autrement du site internet de La presse. Un brin Pourtant, sur 5
titres en page une, deux étaient consacrées au Canadien. Ça en
prend beaucoup pour émouvoir les gens de la Presse, visiblement...
Ça m'a déçu, cette fois, alors qu'ils m'épatent souvent,
pourtant. Bref...
Réconciliation
avec la vie
Je suis impliqué
à la Maison Aube-Lumière. Cette maison de soins palliatifs
ne pourrait fonctionner sans l'apport de bénévoles investis dans
la cause. Chaque année, une statistiques m'émeut : en
excluant les quelques centaines de bénévoles qui oeuvrent dans les
différentes levées de fonds, il y a quand même environ 150
bénévoles qui investissent, globalement, 22 000 heures par
année! C'est, en moyenne, 146 heures par bénévole, par année!
Et ma
réconciliation avec la vie, là-dedans?
Quand je vois les
dirigeants qui n'en font qu'à leur tête et qui sèment la
guerre et la haine en favorisant leur image personnelle, je suis
parfois découragé en constant que je ne peux qu'encaisser les
conséquences de leurs gestes.
Puis, il me
revient cette image des bénévoles de la Maison Aube-Lumière et je
me dis que la force, la vraie, la durable, la sensible, la puissante,
bien, elle est là. Là et dans tous les organismes communautaires
qui viennent parce qu'ils sont appuyés de bénévoles.
Ce qui me
réconcilie avec la vie, c'est de prendre la mesure de la puissance
extraordinaire de la solidarité.
La seule pensée
de la solidarité bienveillante et réparatrice fait descendre ma
pression sanguine.
Clin
d'œil de la semaine
Message à Dame
Nature : il faudrait penser à installer vraiment le printemps.
Tes fans ne sont plus occupés par les séries du Canadien,
alors ils vont se tanner vite et ils peuvent être salauds, à la
fin...