La Fédération étudiante de l'Université de Sherbrooke (FEUS), le Regroupement des étudiantes et étudiants de maîtrise, de diplôme et de doctorat de l'Université de Sherbrooke (REMDUS), ainsi qu'environ 200 étudiants du Cégep de Sherbrooke se sont rendus à Montréal hier pour participer à la manifestation nationale contre la hausse des frais de scolarité.
« Les étudiants n'en démordent pas, notre message pour le gouvernement Charest n'a pas changé : 1625 $ de hausse ça ne passe pas! » résume Jessica Gaouette, présidente de la FEUS.
La FEUS tient à rappeler que pour participer à la manifestation, les membres de quatre associations facultaires ont décrété les levées de cours, soit l'Association générale des étudiantes et étudiants de la Faculté d'éducation de l'UdeS (AGEEFEUS), l'Association générale des étudiants de la Faculté des lettres et sciences humaines (AGEFLESH), l'Association générale des étudiants en sciences (AGES) et l'Association générale des étudiants en droit (AGED). La FEUS et le REMDUS sont satisfaits de la réaction des étudiants sur le terrain. « Même si on avait voulu envoyer plus d'étudiants à Montréal on n'aurait pas pu : l'Estrie, le Centre-du-Québec et la Mauricie n'ont plus d'autobus » se réjouit la présidente de la FEUS.
« L'éducation se transforme en bien de consommation et son accessibilité dépend des moyens financiers des étudiantes, des étudiants et de leurs familles, c'est inacceptable! Nous serons dans la rue, et nous le resterons, au nom de la justice sociale et de l'équité.», renchérit Marie-Danielle Larocque, coordonnatrice de l'Association de Techniques de travail social au Cégep de Sherbrooke.
Le député Dusseault appuie les étudiants
Le député néodémocrate de Sherbrooke, Pierre-Luc Dusseault, a également donné son appui au mouvement étudiant du 10 novembre, et a lui aussi participé à la manifestation
« Il est essentiel de maintenir et d'améliorer l'accessibilité aux études postsecondaires comme les étudiants et étudiantes le demandent aujourd'hui. » a dit Dusseault, qui poursuivait des études en sciences politique à l'Université de Sherbrooke avant son élection le 2 mai. « Ce qu'on essaye de maintenir au Québec a servi de modèle pendant des décennies pour d'autres régimes d'éducation ailleurs au Canada», a souligné le député de Sherbrooke.