Profitant de leur pause repas, les employés du Manoir de Sherbrooke, viennent exprimer à leur employeur leur mécontentement par rapport à la présente négociation.
« Les travailleuses et travailleurs du Manoir de Sherbrooke formulent clairement aujourd'hui leur ras-le-bol, déclare M. Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l'Estrie. Ils sont mécontents des offres patronales, mais sont aussi exaspérés de l'attitude de l'employeur qui se répète à chaque renouvellement de convention. L'employeur laisse toujours courir la rumeur qu'il devra augmenter les loyers des bénéficiaires pour satisfaire les demandes syndicales. Il ne fait qu'envenimer la relation entre les employés et les bénéficiaires qui est excellente et surtout importante pour ces employés, eux qui les côtoient tous les jours et voient à leur bien-être.
« Les parties se rencontrent, demain, en présence du conciliateur. Les clauses qui achoppent sont principalement d'ordre monétaire rappelle-t-il. Nous croyons fermement, qu'avec un peu de bonne volonté, il est possible d'en arriver à une entente satisfaisante pour les deux parties et ce, sans avoir recours à la grève » ajoute-t-il.
« Pour ce faire, Monsieur Savoie doit démontrer un peu plus d'empathie pour ces employés, renchérit M. Steve Lemieux vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN). Il est déplorable qu'en 2011 nous entendons des employeurs déclarer qu'il n'est pas nécessaire d'octroyer des primes de soir, nuit ou fin de semaine sous prétexte qu'il y a moins de travail à effectuer durant ces périodes. Lorsque nous parlons donc de compassion, nous signalons à monsieur Savoie que ces travailleuses ou travailleurs, affectés à ces quarts de travail, subissent de très grands inconvénients au niveau familial et qu'ils méritent d'en être compensés tout simplement. »
On se rappelle qu'au mois de mai dernier les parties ont demandé l'intervention d'un conciliateur afin de dénouer l'impasse de cette négociation. Le 2 novembre dernier, c'est dans une proportion de 93 % que les employés ont refusé les dernières offres patronales.
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d'hébergement privés de l'Estrie - CSN compte 210 membres dans 6 centres d'hébergement privés en Estrie. Il est affilié à la Confédération des syndicats nationaux, à la Fédération de la santé et des services publics - CSN et au Conseil central des syndicats nationaux de l'Estrie.
Source : Denis Beaudin, Steve Lemieux