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  CHRONIQUEURS / Environnement

Se préparer à vivre autrement

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Yves Nantel Par Yves Nantel
Vendredi le 8 janvier 2021      

Il est indéniable que la lutte aux changements climatiques entraînera des modifications importantes dans nos modes de vie. Si notre empreinte écologique est si forte c'est que nous avons profité abusivement du « progrès » qui a provoqué le réchauffement climatique. Analysons quelques transformations à opérer.

Les véhicules à essence seront interdits de vente en 2035 

D'ici 2035, nous ne pourrons plus acheter de véhicules légers neufs à combustion thermique (essence) car il sera interdit d'en vendre au Québec. En 2019, les véhicules électriques individuels ne représentaient encore que 1,3 % du parc total de véhicules légers selon la Société de l'assurance automobile du Québec. Ce qui aura pris plus d'un siècle à implanter devra être renversé en une quinzaine d'années. 

On peut donc croire qu'à l'horizon de 2050, il ne restera sur les routes que de vieilles voitures à essence vouées à être reléguées à la rubrique « objets d'antiquités ». Quelle transformation ! 

En ce qui a trait aux taxis, le taux d'électrification visé est de 40 % d'ici 2030. Le gouvernement s'engage, pour sa part, à électrifier 100 % de sa flotte d'automobiles, de fourgonnettes et de véhicules utilitaires sport (VUS) d'ici 2030. Les entreprises sont priées d'adapter leurs flottes dans le même sens. 

À compter de 2025, tous les nouveaux autobus acquis par les sociétés de transport ayant reçu l'aide gouvernementale seront des véhicules électriques. La cible est que 55 % du parc total d'autobus urbains soient électriques pour 2030, 65 % pour les autobus scolaires. 

Si l'on en croit le Plan pour une économie verte de la CAQ, présenté en novembre dernier, nous devrions rouler pas mal vert en 2050. Quelle évolution pour un parti qui n'avait pas de véritable plan de lutte aux changements climatiques lors de son élection! 

Au plan mondial, plusieurs pays ont pris cet engagement de l'abandon des véhicules légers à essence. Ce sera en 2025 pour la Norvège, 2030 pour les Pays-Bas et la Grande-Bretagne, 2040 pour l‘Espagne, la France et le Canada. 

Au Québec, 44,8 % des émissions de GES en 2018 provenaient du secteur des transports dont 79,6 % attribuables au secteur routier. C'était donc un angle d'attaque absolument essentiel pour le Québec afin d'atteindre son objectif de la carboneutralité pour 2050. 

Les experts s'entendent pour affirmer que la transition écologique passera non seulement par l'électrification des transports individuels mais aussi par la réduction de l'usage de ces véhicules. Elle nous oblige alors à repenser l'aménagement du territoire pour favoriser la densification des zones habitées, l'utilisation du transport en commun, l'abandon de l'auto solo. Nous serons donc confrontés ici aussi à nous adapter, à vivre autrement.

 

Délaisser largement la consommation de viande carnée 

À titre de consommateurs, nous sommes appelés à revoir nos modes d'alimentation. Comme les émissions anthropiques de méthane, un puissant gaz à effet de serre, proviennent en grande partie de l'élevage des ruminants, nous devrons mettre moins de viande rouge au menu et compenser par davantage de fruits, de légumes et de viandes blanches. 

La nécessité de « consommer local » n'en est pas une seulement pour la relance d'après-COVID, elle s'impose pour réduire notre empreinte écologique par la maitrise de nos moyens de production agricole et par l'économie d'émissions de GES découlant du transport des produits. Les tomates, les concombres ou encore les poivrons produits ici ont une empreinte beaucoup plus acceptable que ceux provenant du Mexique, de la Floride ou de l'Espagne.

 

La gestion des matières résiduelles (déchets) 

Afin de diminuer les émissions des secteurs « agriculture et déchets », nous sommes appelés, dans une perspective d'économie circulaire, à : réduire à la source, recycler, réemployer ou revaloriser autrement les matières résiduelles. 

Nous serons invités encore davantage à réduire le gaspillage, à faciliter le recyclage, à réparer les biens achetés, à leur donner une deuxième vie par le don ou l'échange, etc. Concrètement à mettre sur pied ou à participer aux petites entreprises de réparation ou d'auto-réparation ou autres projets d'entraide dont les prêts d'outils ou d'autos afin d'en maximiser l'usage et diminuer son nombre. 

Si nous avons pris l'habitude de séparer les matières recyclables des matières à l'enfouissement il en va autrement des matières organiques puisque que, sur 1 825 000 tonnes de résidus alimentaires et verts, seulement 438 000 tonnes sont recyclées ou valorisées (nouveaux produits, compost, biogaz). 

En 2018, les déchets et l'agriculture étaient responsables respectivement de 5,1% et 9.6 % des émissions de GES au Québec, d'où l'importance de prendre au sérieux cette contribution à la réduction des GES.

 

Un pas en avant mais il aurait fallu exécuter un saut 

Par son Plan pour une économie verte, dont les mesures décrites antérieurement font partie, le gouvernement s'engage à réduire les émissions de GES du Québec de 37,5 % par rapport à 1990 et à atteindre la carboneutralité pour 2050. En comparaison des gouvernements antérieurs et de ceux des autres provinces, ce plan est des plus complets en termes d'éléments à tenir compte, de cibles à atteindre et d'échéanciers. 

Par contre, comme plusieurs organismes et experts l'ont fait remarquer lors de sa sortie, ce programme manque d'ambition. À preuve, il laisse en plan, à préciser plus tard, quelque 42 % des émissions de GES. 

Prenons nos responsabilités en posant les gestes cohérents pour diminuer notre empreinte écologique et maintenons la pression afin que le gouvernement oblige toutes les parties à en faire autant. En prenant pour acquis que nous devons nous préparer à vivre autrement.

 

Yves Nantel

4 janvier 2021



Source : Inventaire québécois des émissions de GES 1990-2018, MELCC, décembre 2020.

Le biogaz provient de la biométhanisation. Cette dernière est un processus de décomposition biologique contrôlé qui se déroule sans oxygène et qui génère du biogaz convertible en énergie et un résidu solide valorisable appelé digestat, ce dernier utilisé comme fertilisant.


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