Un comité de six regroupements estriens oeuvrant à la défense collective des droits formé de la Table ronde des organismes volontaires d'éducation populaire en Estrie (TROVEPE), la Table d'action contre l'appauvrissement de l'Estrie (TACAE), Action Handicap Estrie, Solidarité populaire Estrie (SPE), Concert'action femmes Estrie (CAFE) et la Fédération des communautés culturelles de l'Estrie (FCCE), a rencontré Mme Nicole Forcier, attachée politique de Monique Gagnon-Tremblay, afin de sensibiliser le gouvernement provincial sur l'urgence de rehausser le soutien financier à la mission globale des organismes de ce secteur. La demande portée par le comité, et l'ensemble des groupes de défense collective des droits au Québec, cible un rehaussement de leur financement de 4,3 millions de la part du gouvernement ce qui représente un investissement de moins de soixante cents annuellement par Québécoise et Québécois.
Un investissement qui en vaut le coût !
L'investissement demandé, par les organismes, vise à assurer leur pérennité et leur développement, mais aussi à réduire les écarts financiers avec ceux des autres secteurs de l'action communautaire. À titre comparatif, pour l'année 2008-2009, la moyenne du soutien financier gouvernemental pour l'ensemble des organismes communautaires en appui à leur mission globale était de 116 168 $. Or, pour les groupes de défense collective des droits, cette moyenne s'établit à 53 229 $ (46 850 $ en Estrie). Le sous financement actuel des organismes de défense collective des droits limite considérablement la capacité d'action. Ultimement, c'est l'ensemble des droits sociaux et économiques de la population qui est compromis.
Alexandre Lavallé, porte-parole de la TROVEPE, rappelle que depuis plusieurs décennies, ces organismes ont pour mission principale de travailler à la reconnaissance et au respect des droits de tous les citoyens et citoyennes. Ces organismes ont été et sont encore au cœur de gains historiques et sociaux tels que l'égalité entre les hommes et les femmes, la protection de l'environnement, le droit au logement, la lutte à la pauvreté, la reconnaissance des droits des personnes ayant des limitations fonctionnelles et ceux des personnes LGBT. Dans les faits, à travers leurs actions quotidiennes d'éducation populaire, de mobilisation, de représentation et d'action politique non partisane, c'est chaque citoyenne et chaque citoyen qui bénéficie de leur travail.
C'est pourquoi, dans le cadre de leur campagne 2010-2011 visant le rehaussement du financement, les six regroupements estriens ont remis à la ministre du Conseil du Trésor, Monique Gagnon-Tremblay, par l'intermédiaire de son attachée politique, un laminé représentant la précarité des groupes de défense collective des droits pour sensibiliser la députée de Saint-François non seulement à leurs besoins financiers, mais aussi à leur importance dans le développement des personnes, des communautés et de la société dans son ensemble. Les groupes et regroupements souhaitent ainsi convaincre le gouvernement qu'en agissant sur le rehaussement du soutien financier des organismes de défense collective des droits, il fera un investissement qui en vaut le coût et assurera ainsi plus de justice, plus d'égalité, plus de solidarité sociale!
Source : Alexandre Lavallée