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Classique, vraiment!

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Photo : gracieuseté du Théâtre du Double signe.
Jasons Théââââââtre Par Jasons Théââââââtre
Mercredi 10 janvier 2024

On a jasé scènes et pièces fétiches juste avant les Fêtes; vous me direz mon dieu c'était l'année passée ça, j'm'en souviens pas, mais bon, ce n'est pas si grave. 

De toutes façons, on y retourne un peu. Parce que si comme moi vous vous êtes souvent demandé pourquoi on rejouait sans cesse Le malade imaginaire et Hamlet, dans certains théâtres plus que d'autres, il est vrai, sans doute avez-vous envie d'une piste de réponse. 

Ne tournons ni autour de la question, encore moins autour de la réponse, tout est dans le propos, on s'en doute, dans la richesse du texte et des personnages également, mais aussi dans la liberté d'adaptation.  « Un Molière, quand c'est bien fait, c'est encore efficace, fait valoir notre directeur artistique Hubert Lemire. Si les codes scéniques s'adaptent et que l'on peut réinventer l'espace, si on peut coller l'histoire sur le contexte actuel, alors ça peut encore être pertinent. » 

La collègue Pascale va dans le même sens. « L'important, pour le metteur en scène, c'est de savoir de quoi il a envie de parler à travers ce texte, ce qu'il veut mettre de l'avant. C'est ce qui fait aussi qu'une même pièce peut s'avérer très différente selon la mise en scène qu'on en fait. » Grosso modo, même si Roméo et Juliette, c'est toujours Roméo et Juliette, on pourrait décider assurément de parler des amours impossibles, mais un autre créateur pourrait aussi préférer aborder le thème hyper riche de la lourdeur du legs intergénérationnel.L'adaptation de ces classiques permet aussi certaines libertés avec la nature des personnages, le texte, l'époque, les lieux et décors, entre autres. 

On pourrait ainsi sans doute s'offrir une version de Roméo et Juliette... et Mercutio, où ce dernier viendrait ajouter un volet amoureux à l'histoire plutôt que de mourir bêtement sous la lame de Tybalt.  Bon, vous me direz ici que ça commence à ébranler un peu la structure dramatique de Shakespeare, mais ça image bien cette liberté qui n'est pas du tout à dédaigner pour les metteurs en scène.  On se permet d'ailleurs ici de citer Brassard dans les entretiens accordés à Wajdi Mouawad en 2004, alors qu'il revient sur une pièce de Ducharme qu'il avait montée dans les années 70. 

Brassard considère avoir raté la mise en scène de la pièce Le Marquis qui perdit, ou à tout le moins ne l'avoir « pas assez réussie pour que ça plaise », ce qui s'était avéré difficile pour Brassard, d'autant plus que Ducharme aurait ensuite déclaré qu'il n'allait plus jamais écrire pour le théâtre.

 

« C'est sans doute ce qui m'a poussé à monter des textes du répertoire, où la responsabilité est plus claire et la liberté, plus grande. Les textes de Shakespeare, de Tchekhov, de Racine sont connus. Ils ont déjà une existence propre. Si tu décides de les faire jouer en patins à roulettes, dans une piscine ou dans un espace intergalactique, c'est ta responsabilité à toi. Personne n'accusera Shakespeare d'avoir écrit une pièce de science-fiction », explique Brassard.

Et on va se le dire, l'audace contemporaine mariée aux textes forts du répertoire classique, ça peut être très heureux. 

 

 

Sonia Bolduc

Pour l'équipe du Double signe 

 

Aux deux semaines, l'équipe du Double signe vous invite à jaser théâtre afin de partager cette passion de la scène et des coulisses, pour créer des ponts et se donner le goûts de rencontres. 

Plus vieille compagnie estrienne de théâtre de création tout public, le Double signe incarne un phare théâtral pérenne qui rayonne au-delà des frontières de la région.

Ainsi prenons-nous la pleine mesure de notre posture d'ambassadeur dans notre communauté artistique locale et nationale.

Nous affirmons haut et fort notre envie de participer à la conversation théâtrale collective. Nous reconnaissons et valorisons les bienfaits de la pratique et de la fréquentation des arts de la scène en général et du théâtre en particulier, et faisons vœu de tout mettre en place pour en faire profiter le plus grand nombre possible.

 

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