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Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 5 juin 2017

Ah! La vache…



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Au bord de sa clôture, la vache rumine.

Elle mâche son foin, mastique sans cesse, l'air un peu... vache, je dirais. Et je la regarde faire. Je suis immobilisé dans la voie de droite, prisonnier d'un amas de voitures qui, elles aussi, sont immobilisées par une S.A.T.I. (situation d'arrêt de trafic inexpliqué). Je ne sais pas trop où regarder. Alors, je regarde la vache.

C'est quand même beau une vache. Vous avez déjà remarqué leurs yeux? Sombres mais brillants, doux et, ce jour-là, je l'aurais juré, rieurs.

Elle semblait sourire à nous regarder nous agglutiner, comme ça, en tapon. Comme si elle se disait : « ça leur a donné quoi de transformer la force des chevaux en vapeur si c'est pour s'immobiliser comme ça, en gang? »

La scène me semble un peu surréaliste. Il faut dire que plus les minutes s'allongent, plus je vois la vache à travers des masses d'air chaud que libèrent des moteurs que les propriétaires de voitures refusent d'éteindre pour ne pas perdre la climatisation.

« Ah! La vache! », que je me dis...

La vache se tient, pénarde, au bord de sa clôture, aux limites de la route. Drôle d'idée d'aller coller une clôture à vaches au bord d'une route à quatre voies. Quoi qu'à voir l'âge de la clôture, le plan de l'autoroute est arrivé bien après la clôture dans l'espace-temps.

Finalement, le trafic se remet à couler doucement. Même si le doucement est bien relatif : certains ont la douceur enragée!
Dès qu'un semblant de rythme s'installe sur la route, les voilà qui louvoient, coupent la voie à d'autres voitures, écrasent l'accélérateur pour faire entendre le ronronnement passionné de ce moteur qu'ils aiment tant parce qu'il leur transmet un sentiment de pouvoir qu'ils ne peuvent exercer autrement.

« Tasse-toé, mon'oncle, câlisse! » On peut facilement lire sur les lèvres...

Et pourtant... Quoi qu'ils fassent, quoi qu'ils essaient, le coulis de bave de rage à la commissure de la bouche, on les retrouvera à la prochaine S.A.T.I. Ils seront devant nous, arrêtés, enragés, prêts à « pèter la yeule » du premier qui les regardera un peu croche.

Comme la vache de tantôt, ils ruminent. Mais autrement. Ils ruminent leur rage, leurs frustrations. Ils ruminent le fait qu'ils sont au bout du rouleau en travaillant et s'endettant sans cesse pour se procurer ce qui, leur promet-on, leur apportera enfin le bonheur qu'ils cherchent tant, parfois sans le savoir.

Certains risquent leur vie dans la recherche d'un sentiment extrême. À les voir aller, sur les routes, tout autour, je me demande parfois si cette recherche d'adrénaline n'est pas une ultime recherche de sens à sa vie. Une absurde façon de faire, j'en conviens, mais on dirait qu'ils se disent que si quelque chose survient, leur modèle de vie sera assez chamboulé pour permettre un recommencement.

Illogique, je sais bien, mais je n'arrive pas à m'expliquer pourquoi ils prennent tant de risques, sans même se soucier de la vie des autres.

La vache rumine doucement. Du matin au soir, elle s'applique à ce travail de digestion. Et elle se demande bien ce qui arrive à ces hommes et à ces femmes qui capotent tant avec tout et, surtout, avec rien.

On devrait tous faire un stage d'une journée de l'autre bord de la clôture à regarder la circulation. On quitterait, doucement, au bout de quelques heures en se disant : « Ah! La vache ... »

Clin d'œil de la semaine

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