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Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 1 septembre 2014

« Ce n'est pas de sa faute »



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Petit, maman était celle qui nous donnait les recommandations de base pour bien vivre en société. Et la société, c'était dehors. Avec du vrai monde. Pas virtuel pour cinq sous.

De fait, on avait le droit de jouer dans la maison quand il ne faisait pas beau dehors. Sinon, c'était dehors. Il faut dire que c'était à une époque (j'ai 53 ans) où il y avait beaucoup d'enfants dans les rues, parce que chaque voisin avait plusieurs enfants. Mais bon. On jouait dehors.

Je vous parle de cela parce que, loin de dire que dans le temps c'était mieux (quoique...), je désire soulever un truc : la différence entre le réel et le virtuel. Je sais, le sujet a été touché des dizaines de fois. Mais parfois, il faut réinventer l'angle pour mieux saisir la portée des choses.

Petit, donc, maman nous faisait des recommandations de base pour bien vivre en société. Par exemple, si, en milieu d'avant-midi, je rentrais à la maison pour prendre une collation (ah! Les biscuits Goglu!), maman, intervenait toujours : « Tut, tut, tu vas où comme ça? » « Ben, dehors! » « Mange tes biscuits avant de sortir. Sinon, tu en offres à tout le monde. » Je comprenais que de nourrir tout le monde était complexe. Mais je comprenais aussi que la vie en société nécessitait que j'aie une pensée pour les autres aussi.

Autre exemple. Je disais parfois à ma mère : « Je vais chercher les Godon. » À deux maisons de chez nous, les Godon ont partagé toute mon enfance. Maman me disait, invariablement : « Pas les Godon, on dit les p'tits Godon. » N'y voyez rien de réducteur. Pour maman, interpeller quelqu'un par son unique nom de famille, c'était familier, peu respectueux. Pour elle, les « p'tits Godon », ça voulait dire les petits, donc les enfants, de nos amis les Godon. Les Godon étant plus grands que moi à 2 sur 3, j'ai mis du temps à saisir que ce n'était pas une question de dimension, mais de respect de base.

Ce que je retiens, c'est qu'on jouait dehors. Donc, on était directement responsable de nos faits et gestes. Quand une chicane éclatait, il fallait se dépêtrer en mode face à face. Quand ça dégénérait, on savait qu'une des mamans concernées allait sortir et nous obliger à nous parler, à nous excuser et à nous donner la main. Mieux valait régler par soi-même.

Le monde virtuel est plus facile. Caché derrière la fausse forteresse que représente le clavier de notre ordinateur ou portable, le courage nous semble grand. L'intimidation vient facilement. Les couillons (papa appelait comme ça les lâches) se découvrent des facultés de bravoure qu'ils croient vraies. Au final, une insulte lancée en mode texto finit par sembler banale pour l'émetteur. Ce qui est bien réel, cela étant, c'est la douleur de celui qui reçoit...

Cette semaine on parle d'intimidation au parlement. On veut légiférer pour punir, voire limiter, ultimement, les gestes d'intimidation. Qu'ils soient virtuels ou réels. J'en suis. Je vote pour. Que voulez-vous? Dans une société où on ne joue plus dehors, on n'apprend pas très tôt que chaque geste a des conséquences. Il faut donc finir par légiférer pour faire comprendre le bon sens échappé en chemin.

Le Dr Barrette disait cette semaine qu'il ne tolérera plus qu'on le qualifie par sa grosseur, son obésité.

Réflexion...

Je repense à maman qui nous interdisait (quand elle nous entendait!) de rire des gens à cause d'un handicap ou d'un état différent de ce qui est la norme. « Il a un handicap, ce n'est pas sa faute. Ne rit pas de ça. » C'est un peu rudimentaire, mais ça faisait bien comprendre les choses.

Elle disait aussi : « On ne rit pas des gros, c'est pas de leur faute s'ils sont comme ça. » Aujourd'hui, je serais tenté d'être plus sévère avec la fin de la phrase (ce n'est pas de leur faute), mais je garde le début. C'est vrai que rire de quelqu'un est heurtant et inutile. Généralement, l'obésité n'est pas héréditaire. Ce sont les habitudes de vie qui le sont. Et il est difficile de briser un cercle dans lequel on baigne depuis la naissance.

Donc, Docteur Barrette, je prends note de votre souhait et je serai plus éveillé dans mes commentaires. Mais, comme le respect n'est pas une notion à sens unique, je vous inviterais à plus de considération dans vos actions et déclarations. Vos récentes sorties à l'emporte-pièce pour sanctifier les gens qui travaillent 7 jours par semaine, 16 heures par jour, ce n'était pas fort. Je sais, vous vouliez couvrir votre ami le Dr Bolduc, mais quand même. Vous êtes le ministre de la Santé, il faudra l'assumer, un jour. La santé passe par l'équilibre. En tout. Vous attaquer aux gens qui ne partagent pas votre point de vue sur le travail, c'est une forme d'intimidation : celle qui isole celui qui ne fait pas partie du groupe.

Au fond, vous et le Dr Bolduc, vous partagez la même interprétation de ce qu'est un ministère. Votre chef a choisi l'expression consacrée en politique et vous a offert, chacun, « un portefeuille ». Celui de la Santé et celui de l'Éducation. Il aurait dû vous expliquer qu'un ministère n'est pas qu'un portefeuille. Ou peut-être ne partage-t-il pas mon avis...

Clin d'œil de la semaine

Si j'avais dit : « J'envoie un texto à ma blonde pour lui dire que c'est fini», maman aurait dit : « Quand tu lui tiens la main, c'est par texto? Non? Ben parle-lui en face. » Mon père aurait dit : « Couillon... »


Genevieve Hébert, députée de Saint-Francois
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