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Pourquoi a-t-on peur de la varicelle?

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Photo : Crédit photo: Tumoas Lehtinen/freedigitalphotos.net
Elizabeth Nadeau Par Elizabeth Nadeau
enadeau@estrieplus.com
Lundi 12 octobre 2015

Aujourd'hui, 92 % des enfants en Estrie sont vaccinés contre le virus de la varicelle-zona (VVZ) qui, autrefois, était considéré comme des plus bénins. Qu'est-ce qui explique que la varicelle ait nécessité une campagne de vaccination pilotée par la Santé publique?

Plusieurs se souviendront des « partys de picote » ou la joie des parents de voir qu'un de leurs enfants rapporte le virus à la maison. On ne passerait qu'une semaine dans l'enfer du grattage, puis, ce serait terminé.

La question posée aux experts

Pour comprendre ce changement de comportement de la population vis-à-vis du virus et la popularité du vaccin, Estrieplus.com a sollicité l'aide de la docteure Geneviève Baron, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive.

«La varicelle a toujours été une préoccupation. Les enfants font majoritairement une infection bénigne, sans complications, explique docteure Baron. Cependant, plusieurs ont été hospitalisés et malheureusement, il y a eu des décès. Ce sont ces cas qui nous préoccupent particulièrement. »

Selon les statistiques de l'Institut national de santé publique (INSP), il y avait environ 350 000 cas de varicelle au Canada avant l'introduction du programme de vaccination, en 1998. Annuellement, 1500 cas menaient à une hospitalisation et, malheureusement, entre 5 et 10 patients infectés décédaient.

« Quand le vaccin a été prêt, les gouvernements du Québec, du Canada et des États-Unis ont décidé de mettre en place un programme de vaccination. Un décès dû à la varicelle, alors qu'un vaccin existe, c'est un décès de trop, explique dr. Baron. Le vaccin permet de contracter le virus, mais en une version atténuée. Le virus n'est pas assez fort pour que la maladie se développe comme on la connaît, mais juste assez pour que les anticorps se développent et la reconnaissent dans le futur. »

Les complications sont rares, mais existent

Statistique intéressante : les deux tiers des enfants de moins de 12 ans hospitalisés étaient en bonne santé. La principale raison menant à un séjour à l'hôpital? Une infection de la peau.

Dans certains cas, il s'agit d'infection à streptocoque du groupe A, communément appelée bactérie mangeuse de chair. Ces complications sont toutefois rares, selon l'INSP (moins de 3 %).

« Mais ce qui ne paraît pas dans les statistiques, ce sont les enfants qui ont connu des complications sans être hospitalisés », souligne dr. Baron.

Selon la spécialiste, trois choses sont à surveiller, advenant une varicelle. La première, une infection de la peau qui se traduit par des rougeurs ou de la douleur à l'endroit gratté. Au début, la fièvre est rare, mais elle accompagne toujours des complications.

« On ne peut jamais savoir chez quel enfant les choses vont se compliquer, les statistiques le prouvent, affirme Geneviève Baron. Parfois, cela mène à une pneumonie ou encore à une encéphalite, une infection du cerveau. »

Répercussions à long terme

Aussi, entre 10 et 30 % des personnes qui ont eu le « bonheur » de se gratter pendant leur enfance développerait un zona une fois adulte, plus particulièrement lorsque le système immunitaire s'affaiblit.

« Le zona fait partie du virus et il va se loger dans les nerfs. Il tombe alors en dormance, explique la médecin. Il peut être réactivé, typiquement quand le système immunitaire devient plus faible, comme chez les personnes âgées. Sa caractéristique est de causer des douleurs intenses lorsqu'il se développe. »

Le vaccin contre la varicelle n'est pas obligatoire et exige toujours un consentement éclairé de la part des parents. Contrairement à d'autres provinces, le Québec n'a pas voulu rendre obligatoire certains vaccins afin de respecter l'autonomie des gens de décider pour eux-mêmes et leurs enfants.

 

Crédit photo: Sura Nualpradid/freedigitalphotos.net


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