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Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 8 septembre 2014

Ça vaut mille piastres!



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Alors que mes fils étaient tout jeunes, il leur arrivait (comme il arrive à tout le monde...) de s'exclamer, en voyant, par exemple, une Mercedes rutilante : « Papa, tchèque, ça vaut 85 000 $ cette voiture-là! »

La phrase me titillait pas mal. Je répondais, systématiquement : « En tous les cas, c'est ça qu'elle coûte. Est-ce qu'elle vaut ça, c'est autre chose! »

Je me souviens avoir partagé l'anecdote avec des collègues du bureau dans le temps. Un d'eux m'avait dit : « Moi, je trouve que c'est bon qu'il sache que ça vaut cher. Ce sera une source d'ambition pour mettre la patte sur une de ces voitures un jour! »

Société de consommation, j'imagine...

N'empêche que la valeur des choses est une notion qui en dit beaucoup sur ce que nous sommes devenus comme citoyens de notre société moderne.

On l'a dit, répété et redit : tout est consommation autour de nous. Je n'y échappe pas. Vous non plus. Rappelez-vous le cri du cœur de George Bush quand le système économique s'est écroulé en 2008 : « Continuez de consommer, de grâce! »

Mais si ce n'était que ça...

L'Internet a fait éclater les frontières. Tout est accessible de partout. Ou presque.

Grisant pour l'homoconsommus en nous.

Le problème, c'est qu'on est de moins en moins enclin à payer la valeur réelle d'un objet. Alors, on magasine et on trouve des trucs à vraiment pas cher quelque part. Pour se conforter dans la démarche, on se dit qu'on fait simplement faire du millage à nos dollars chèrement gagnés.

Je veux bien, mais...

Prenez l'informatique. Un ami à moi tenait commerce à Sherbrooke. Domaine d'affaires : électronique et informatique. Après des décennies, il a quitté le secteur. Il se retrouvait, essentiellement, à vivre la situation stérile suivante : il payait des conseillers qui décrivaient techniquement les produits offerts. Les clients quittaient avec les informations et achetaient ensuite la marchandise sur le Web.

Anecdotique, vous croyez? Pas tant. Les membres du personnel du magasin en question ont perdu leur emploi. Comme ce sont aussi des consommateurs qui ont besoin d'argent pour consommer, donc d'un salaire, voilà que c'est le système qui est en déficit. Quand on sait que la consommation est devenue le moteur de tout, on s'aperçoit que le modèle n'est pas solide.

Pourquoi j'irais dans une boutique spécialisée pour acheter une montre alors que la que la Chine m'en expédiera une à si faible prix que je pourrai la jeter sans même un regret si elle ne fait pas l'affaire!

Allez savoir si ma Mercedes de tantôt valait ce qu'elle coûtait. Ça vaut combien, le logo légendaire?

Mais il y a bien plus inquiétant.

Quand un grand magasin propose une chemise à 19 $ alors que ses concurrents en demandent deux fois plus, on se pose des questions. Mais, quand au bout de la saison, le grand magasin refile ses chemises non vendues à un commerce qui revend les excédents et que vous payez, finalement, la dite chemise 2,49$, il y a de quoi s'inquiéter.

J'ai vécu cela cet été... Et je me suis réjoui de l'aubaine. Mais, au bout de quelques heures, l'effet grisant s'amenuisait et deux choses se sont bousculées dans ma tête. Je me disais, d'une part, qu'il était impossible que la chemise soit faite et vendue en magasin pour aussi peu (même à 19$) sans que quelqu'un paie la note. Mais bon, comme on ne sait pas qui paie, on fait le « deal » et on continue, non? C'est là que ça s'est bousculé. L'idée m'est venue de ne plus vouloir payer plus cher que ça à l'avenir.

Tout le danger est là.

Vouloir consommer, mais ne pas accepter de payer pour la valeur réelle des produits.

Les frontières du monde de la consommation sont tombées. À nous d'en mettre autour de nos comportements.

Je ne vois pas beaucoup d'autres portes de sortie.

Clin d'oeil de la semaine

Débat sur le grand et le très grand café du Tim Horton's. Conclusion : le très grand, c'est de toute façon beaucoup trop...


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