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CHRONIQUEURS /
Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 1 juin 2015

Chronique télé 2 : les diffuseurs



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Je regarde les séries éliminatoires. L'image de mon défunt papa me revient constamment.

D'abord, mise en contexte.

Les séries éliminatoires, en français, à la télé, c'est l'affaire de TVA Sports 1 et 2. Je veux bien. Dans les coulisses de l'appropriation des droits de télé, les coudes peuvent être levés, les coups à la tête sont permis. Les diffuseurs se battent à coups de millions de dollars pour obtenir le privilège d'être celui qui entrera dans les chaumières aux heures de grande écoute et de grand stress.

Cette chronique n'ira pas dans la critique de l'équipe d'animation de TVA Sports. Les commentateurs et analystes sont majeurs et vaccinés. Ils sont visiblement capables d'autodérision, ils feront preuve d'autocritique, j'en suis convaincu. Ou presque. 

Étonnamment, l'ancien publicitaire en moi a pris bonne note que les annonceurs ne semblent pas se bousculer au portillon de TVA Sports. Un indice? La multiplication agressante des publicités de leur compagnie sœur, Vidéotron.

C'est à ce moment que l'image de papa me revient, invariablement.

Un soir (j'étais jeune ado), j'étais allé avec papa chez un concessionnaire automobile de Sherbrooke. L'or ne pavant pas l'allée véhiculaire de notre terrain, rue Denault, mes parents optaient pour de bonnes voitures usagées. Pour mes parents, de toute façon, le crédit n'était pas une option, à cette époque. Pas pour une volatile voiture, en tous les cas. Le vendeur aurait bien voulu que papa signe quelque chose le soir même, mais c'était bien mal le connaître.

Je me souviens bien du vendeur qui déclare, solennellement, au fil de la discussion. « Vous faites ce que vous voulez, mais, honnêtement, j'éviterais les produits Ford. » Poliment, papa l'a remercié et on s'en est allés. En route, papa m'a dit :

- Il faudrait bien, un moment donné, aller chez Ford.

- Ben, le monsieur a dit que ce n'était pas bon! que je lui dis.

- S'il en parle comme ça, c'est peut-être parce que quelque chose chez Ford l'agace. Il faudrait aller voir...     

J'ai retenu la leçon derrière l'anecdote : en publicité, vend donc ce que tu as à vendre et arrête de t'occuper de l'autre.

La guerre entre Vidéotron contre Bell m'horripile. Les publicités où le bleu et le contexte du décor rappellent Bell et présentent celle-ci comme une compagnie de second ordre, moi, ça m'envoie le message inverse. T'es meilleur que tout sur Terre, Vidéotron? Démontre-le simplement et lâche le concurrent. Laisse-moi me faire l'idée finale.

Je dis ça, mais comme un énorme pourcentage des centaines de chaînes proposées par les fournisseurs de signaux semble nous considérer comme si nous étions des tapons, leurs publicités ne sont que conséquentes (voir la chronique de la semaine dernière).

L'appareil télé coûte, à l'achat, de moins en moins cher. Tu peux avoir une 60 pouces pour moins de 400 $.

« Ça démocratise la télé », me disait quelqu'un. Le problème, c'est que l'abonnement aux chaînes, même de base, coûte la moitié d'un bras chaque mois. Bonjour démocratie! Vivement une loi qui nous permet de vraiment choisir à la carte, parmi toutes les chaînes. Que TVA Sports 1 et 2 ou RDS 1 et 2 ne fassent pas partie d'un genre de forfait plus gros et plus cher!

Visiblement, la télé s'intéresse plus au modèle d'affaires qu'elle ne s'intéresse au produit offert. Dans ce contexte, que les diffuseurs se battent s'ils le veulent, mais que la prise d'otage forfaitaire cesse envers le client.

Multipliez vos chaînes dites spécialisées si vous le voulez, mais que personne ne touche à la télé publique canadienne. Gardez-nous ce rempart, c'est essentiel.    

Clin d'œil de la semaine

Dans les magasins, la mention « Tel qu'annoncé à la télé » au-dessus d'un produit veut dire, en réalité : tiens, un autre gadget dont l'espérance de vie est aussi basse que son utilité réelle. 


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