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Elizabeth Nadeau Par Elizabeth Nadeau
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Lundi, 4 avril 2016

Autisme : « le répit nous fait du bien à nous aussi »



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Caroline Gagnon, son garçon de 11 ans Dominic et Atto, le chien d'assistance de la famille.

« L'autisme, ça ne se détecte pas par une amniocentèse ou une prise de sang. On prend conscience qu'il y a un problème vers l'âge d'un an lorsqu'il maintient le contact visuel, mais il n'y a pas de babillage, de « maman », de pointage non plus », décrit Caroline Gagnon, la maman de Dominic, 11 ans, et atteint d'un trouble du spectre de l'autisme (TSA).

Lorsqu'il voulait quelque chose, les parents de Dominic devaient deviner qu'est-ce que c'était. Maverick, leur premier fils, n'était pas atteint d'un TSA.

« Regarder des bouts de vidéos de notre plus vieux nous a fait nous rendre compte que quelque chose n'allait pas. Au moment où Maverick pointait les oiseaux en disant « oiseau », Dominic était très loin de faire la même chose », se souvient Caroline.

À la suite de la visite chez le médecin de famille, Dominic a été référé à un pédiatre et s'en est suivie toute une batterie de tests pour vérifier s'il entendait bien, s'il avait une tumeur au cerveau, etc.

« Vers l'âge de trois ans, Dominic a subit la grosse évaluation qui dure trois heures au CHUS et le diagnostic est tombé : il est autiste. Mais à partir du moment où le diagnostic est prononcé, les services s'organisent rapidement. La semaine suivante, il intégrait le programme de centre de jour du CHUS. Il y allait quatre demi-journées par semaines, entouré de tous les spécialistes qui travaillaient intensivement avec lui. »

Dominic a prononcé ses premiers mots à l'âge de quatre ans, après un déclic.

« Sans langage, c'est difficilement viable. Lorsqu'il n'arrivait pas à se faire comprendre et donc, qu'il n'avait pas ce qu'il voulait, Dominic pouvait s'automutiler, se frapper la tête sur la céramique : c'était ingérable. Avec les spécialistes, on a intégré le langage des signes et des pictogrammes, pour communiquer un minimum et pour nous, comme parents, on puisse répondre à ses besoins. »

Le chemin est aussi ardu pour Caroline et son conjoint, Éric, qui doivent en plus composer avec le décès subit de Maverick en 2011, alors qu'il n'avait que huit ans.

« La vie change. On survit pendant un grand bout et on doit faire beaucoup de deuils au niveau de l'autonomie de notre garçon. On a dû composer avec le « il ne sera jamais comme les autres ». On voit des enfants de son âge et ça nous poignarde au cœur à chaque fois. Comme parent, on doit faire un grand bout nous aussi, et pendant plusieurs années », raconte-t-elle.

Comment arrive-t-on à avoir le sourire? « On reprend le dessus parce qu'il faut mettre un pied devant l'autre. Dominic me ressent beaucoup et si je ne suis pas en forme, il le ressent et réagit beaucoup. Je dois m'organiser pour être en forme », explique-t-elle.

Le premier projet que la famille a entrepris à la suite du décès de Maverick, qui souffrait d'asthme, fut d'entamer le processus pour avoir un chien d'assistance de Mira. Depuis trois ans maintenant, Atto fait partie de la famille. Quatre chiens sont au service d'autistes en Estrie.

« Le chien sert à apaiser Dominic, sauf lorsqu'il est en situation de crise. À ce moment, il ne veut pas de son chien près de lui. Mais lorsqu'assis sur le divan, il a besoin d'un contact physique, il passera ses pieds sur le chien et cela fera le travail. Lorsque Dominic veut jouer, Atto devient un chien classique. S'il veut s'apaiser, il va se coucher la tête sur Atto, il écoutera son cœur et ça le calmera. »

L'arrivée d'Atto signifiait aussi une sécurité pour la maman qui, lorsqu'elle ouvrait la porte, son garçon pouvait sprinter. Même chose au Carrefour de l'Estrie, où le son et les lumières sont rois.

« Il pouvait partir à courir et moi, je ne peux pas le suivre! Une fois que Dominic a compris qu'il tenait son chien avec sa propre laisse, il a cessé de s'enfuir. On part, et il tient son chien. »

Dominic a commencé à fréquenter Autism'Aide par le camp d'été spécialisé, il y a quelques années. Depuis septembre 2015, il fréquente le service de répit en raison d'un weekend par mois.

« Disons-le comme ça se dit : ça nous donne un break à nous aussi. Lorsque Dominic passe des heures à faire du bruit, il fait du bruit. Lorsqu'il n'est pas bien, qu'il crise et que les objets volent dans la maison, c'est autre chose. Il est heureux quand il vient ici, il est content d'arriver, il sait qu'il verra ses amis. Et ça nous fait du bien à nous aussi », conclu la maman.


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