La Grande Guignolee des Medias 2019
Netrevolution Forfaits internet & Téléphonie illimité

Accueil   Chroniqueurs   Partenaires   Contactez-nous          
Annonces Classées Maison à vendre Concours Magasin général Calendrier INFOLETTRE
  Nez rouge reprend le dessus
 
ACTUALITÉS
Estrie
En bref
Ça se passe chez nous!
Affaires & juridique
Sports
Culture & Événements
Memphrémagog
Habitation
Automobile
Santé et Beauté
Famille
Découvertes
L'actualité en vidéos
L'actualité en photos
Blogue
Automobiles Val Estrie nov 2019
CHRONIQUEURS /
Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 23 septembre 2019

Je suis tolérant. Faque, ta gueule!


La tolérance, ce n’est pas un acquis. C’est évolutif. Ça bouge dans le temps. Ce n’est pas comme un diplôme qu’on reçoit et qui nous est acquis. C’est une notion qui exige un apprentissage continuel, une capacité de comprendre autrui.

 Imprimer   Envoyer 
crédit images: Google

Je n'aime pas l'utilisation du mot tolérant. Il me semble toujours que celui qui dit tolérer est en situation de pouvoir sur le toléré. Mais bon. Je comprends que l'usage courant confond la tolérance avec « l'ouverture à la différence ».
La campagne électorale fédérale bat son plein. J'essaie de prêter l'oreille. De lire sur le sujet. J'essaie de me faire une idée.

C'est ça le plus difficile: se faire une idée. Se bâtir une opinion.

Les sources de communication sont plus nombreuses que jamais. La majorité des citoyens canadiens traînent un écran dans leur poche! Ils passent de plus en plus de temps en mode consultation de leur bidule électronique.

Si on part du concept que l'accès à l'information est tributaire de la saine démocratie ou, dit autrement, qu'un peuple informé est un peuple qui est difficile à manipuler, on ne peut que se réjouir que l'accès à l'information soit à ce point démocratisé.
Ouin, mais...

Il ne faut pas confondre information et communication.

On attribue à George Orwell, journaliste et écrivain décédé en 1950, la phrase suivante : « Faire du journalisme, c'est publier ce que quelqu'un d'autre ne voudrait pas qu'on publie. Tout le reste tient des relations publiques » (traduction libre de : « journalism is printing what someone else does not want published; everything else is public relations »
Nous sommes dans une ère de relations publiques. Une ère où les nouvelles fausses viennent orienter les débats. Le téléphone dit intelligent (ou tout autre bidule du genre) peut vous aider, via des algorithmes efficaces, à ne lire que les textes qui vous renforcent dans votre pensée.

Ça, ça fait du bien! Mais ça exclut l'esprit critique, les nuances et les éléments qui mènent à la prémisse de la première phrase de cette chronique, soit le principe de se faire une idée.

Une société tolérante

La tolérance, ce n'est pas un acquis. C'est évolutif. Ça bouge dans le temps. Ce n'est pas comme un diplôme qu'on reçoit et qui nous est acquis. C'est une notion qui exige un apprentissage continuel, une capacité de comprendre autrui. Une volonté de faire des rapprochements.

Mais si, par le biais des médias sociaux et des statuts et textes que je choisis de lire, on me répète que le Canada est, par définition, une société tolérante, l'équation se fait toute seule : les Canadiens sont tolérants; je suis Canadien: donc, je suis tolérant.

Si je tiens pour acquis que je suis tolérant et que je ne lis que des statuts et textes publiés par des gens qui pensent comme moi, il y a de bonnes chances, si je tombe un jour sur une personne qui pense différemment de moi, que je réagisse en disant : je suis tolérant, faque ta gueule!

L'image n'est pas trop forte, croyez-moi! Le raisonnement continue : « je suis tolérant, je ne suis pas raciste, mais là, y a des limites! Adapte-toi, fais comme on te dit, rallie-toi en tout et ça va bien aller! Tu entreras alors, toi aussi, dans la confrérie des Canadiens tolérants. Pas compliqué, ça, me semble! »

Pas simple, la tolérance.

Se dire tolérant, en prenant une bière avec des amis qui sont aussi blancs que nous et qui pensent comme nous, c'est facile! Côtoyer la différence, c'est autre chose!

S'isoler, dans un monde qui change de visage au gré des ans, c'est une belle façon de semer la haine en soi. La peur de l'autre et de son opinion est un engrais fameux pour que la semence pousse!

Clin d'œil de la semaine

Je me suis déguisé en tolérant. Je m'excuse auprès de tous les vrais tolérants...


Cho Choco Décembre 2019
Devenez membre de notre facebook
  A LIRE AUSSI ...
Parcours d’un week-end

Parcours d’un week-end
Black Friday : ils l’ont, l’affaire, les Américains!

Black Friday : ils l’ont, l’affaire, les Américains!
NOS RECOMMANDATIONS
Ultimes indicateurs de performance

Ultimes indicateurs de performance
Un don de 25 000$ pour les jeunes musiciens

Un don de 25 000$ pour les jeunes musiciens
PLUS... | CONSULTEZ LA SECTION COMPLÈTE...

Badmofo Methods juin 2019
La Grande Guignolee des Medias 2019
Hyundai dec 2019
 
Jérôme Blais
Mardi, 10 décembre 2019
Conseil golf: les clés de l'élan

François Fouquet
Lundi, 9 décembre 2019
Parcours d’un week-end

Fondation québécoise du cancer - Estrie
Samedi, 7 décembre 2019
Les séjours à l’hôtellerie de l’Estrie de La FQC

Daniel Nadeau
Mercredi, 4 décembre 2019
Reconquérir le Québec

Jacinthe Dubé 10 dec 2019 2019
Perquisitions de drogues Jeudi, 5 décembre 2019
Perquisitions de drogues
Renaissance aux Promenades King Mercredi, 4 décembre 2019
Renaissance aux Promenades King
La féérie des Correspondances d'hiver Mardi, 3 décembre 2019
La féérie des Correspondances d'hiver
ACHETEZ EstriePlus.com
bannières | concours | répertoire web | publireportage | texte de référencement | site web | vidéos | chroniqueur vedette
2017 © EstriePlus.com, tous droits réservés | Contactez-nous