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Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Mardi, 26 juin 2018

Statut : déconnecté



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La vie va tellement vite, la performance est devenue tellement inscrite dans notre code génétique qu’on a fini, pour se protéger soi-même, par vivre un peu par procuration et on surfe sur la réalité sans jamais y être complètement. - François Fouquet

Allez savoir exactement pourquoi, mais quand un média, traditionnel ou social, me rapporte une nouvelle, j'ai comme cette obligation morale de faire de quoi avec. De la classer dans les rayons de ma bibliothèque de réactions.

Toute nouvelle transite par ce filtre. Si elle est banale, elle s'en va dans le rayon des banalités. Elle y est classée. C'est tout. Parfois, je la ressortirai pour agrémenter un propos ou une anecdote, mais bon. Au moins, elle est classée toute banale soit-elle.

Certaines nouvelles sont choquantes. Il y a un rayon pour ça aussi. Et ainsi de suite. Pour dire vrai, la bibliothèque compte pas mal de rayons !

L'affaire, c'est que le classement ne se fait pas tout seul. Ce sont mes valeurs, convictions et perceptions personnelles qui déterminent le classement.

Certaines nouvelles se classent mal. Ou restent longtemps sur le comptoir, attendant un éventuel classement.

Celle de cet enfant de six mois retrouvé mort dans la voiture de son papa en est une. Vous l'avez entendue aussi, j'imagine? Le papa est parti travailler le matin. Il a oublié de passer par la garderie et a fini par laisser son enfant toute la journée dans la voiture. La fin est d'une tristesse absolue.

J'ai reçu cette nouvelle avec effroi. Comme vous tous, j'imagine.

Et j'ai voulu la classer rapidement. On a tendance à classer les nouvelles qui nous font mal. Classer une nouvelle dure à entendre, c'est un peu comme la justifier, un peu comme expliquer l'inexplicable. Se donner, au moins, l'impression de comprendre. Même si l'incompréhensible ne se comprend pas.

Je n'ai aucun doute sur les qualités de papa de ce papa. À défaut d'informations contraires, je tiens pour acquis qu'il n'est pas moins aimant et valeureux qu'un autre papa.

Tout a été dit, je crois. Mais rien qui me permette de classer la nouvelle dans ma bibliothèque de réactions.

Comment se fait-il que la garderie n'a pas appelé pour justifier l'absence? Pourquoi les fabricants de voitures n'intègrent pas un détecteur de mouvement qui serait lié au téléphone mobile du propriétaire? Pourquoi un dispositif ne rappelle-t-il pas systématiquement au conducteur de vérifier le contenu de sa voiture à chaque fois qu'il en sort? Pourquoi le parent ne s'inscrit-il pas à une application qui envoie des rappels systématiques quant à nos gestes répétés à horaire fixe?

Bref, à défaut de comprendre, il nous faut un coupable et, idéalement, une solution pour éviter que ça ne se reproduise.
Tout pour classer, finalement, la nouvelle. Tout pour qu'elle cesse de nous hanter.

Parce que dans mon cas précis, elle me hante. J'ai reçu, dernièrement, le témoignage d'un ami qui a omis un important rendez-vous. Mais pas un rendez-vous pris longtemps d'avance et qu'on risque d'omettre. Nenon! Un rendez-vous pour lequel il s'était préparé quelques heures avant! Pourtant, c'est une personne équilibrée, responsable, solide dans son jugement et tout. Il ne s'explique pas cette espèce de panne de cerveau momentanée. Je qualifierais la chose d'anecdotique si elle était isolée. Mais plusieurs autres gens racontent ces plus ou moins petits événements déstabilisants.

Des fois, j'ai vraiment l'impression qu'on vire fou. Plus ou moins tranquillement. J'émets cette hypothèse : la vie va tellement vite, la performance est devenue tellement inscrite dans notre code génétique qu'on a fini, pour se protéger soi-même, par vivre un peu par procuration et on surfe sur la réalité sans jamais y être complètement.

Combien de fois répond-on à des courriels alors qu'on participe à une réunion? Dans certains cas, il serait mieux qu'on n'y soit pas tellement on n'y est pas ! On finit par être partout et nulle part en même temps. Et on navigue comme ça, au gré des jours qui déboulent à vitesse grand V, comme les automates de Monopolis dans Starmania, à travers une vie qu'on contrôle de moins en moins.

À vouloir rester branché partout, on se déconnecte de la réalité.

J'ai décidé de compatir plutôt que d'accuser qui que ce soit dans cette histoire.

En fait, j'ai décidé de ne pas classer cette nouvelle-là. Je laisse le malaise m'habiter. Je compte sur lui pour me rappeler à la raison quand tout se déroule tellement vite que j'ai l'impression de survivre plutôt que de vivre...

Clin d'œil de la semaine

Pas de clin d'œil cette semaine. Juste des yeux qui se ferment pour mieux voir...


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