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Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 23 décembre 2019

Deux mots en attendant celui du Nouvel An!


Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais il y a une part de nostalgie douce liée à Noël. C'est tout personnel, j'en conviens, mais comme le dis ma plaque d'immatriculation d'auto : je me souviens! Puis, bien voilà, nos souvenirs sont bâtis autour de ce que sont nos vies.

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crédit photo: Pixabay

« Prendre soin », que je vous nommais comment élément à retenir pour 2019. Vous disant aussi que le mot à retenir pour 2020 viendrait sous peu. Ce sera la semaine prochaine!

D'ci là, deux mots règnent : joyeux Noël !

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais il y a une part de nostalgie douce liée à Noël.

C'est tout personnel, j'en conviens, mais comme le dis ma plaque d'immatriculation d'auto : je me souviens! Puis, bien voilà, nos souvenirs sont bâtis autour de ce que sont nos vies. Dans mon cas, la perspective qui m'est visible dans le rétroviseur date d'environ 53 ou 54 ans. Du plus loin que je me souvienne!

Quand j'y repense, j'entends la voix puissante et rieuse de Ginette Reno qui chante des airs devenus classiques. Je revois le sapin fini aluminium brillant. Quand on "montait" l'arbre, le glissement des branches qu'on sortait des tubes cartonnés dans lesquelles elles étaient remisées émettait un son bien particulier!

Je suis arrivé sur la planète à un moment un peu étrange où on croyait que le jus d'orange et le lait en poudre faisaient l'affaire... En même temps, des médecins croyaient que le lait maternisé était nettement supérieur au lait maternel. Et les sapins artificiels avaient la cote.

J'ai souvenir des années où on allait à l'église systématiquement. Pas de réelles discussions possibles. Celle de Noël était spéciale. Le mélange intense des parfums, conjugué à la surchauffe de l'église particulièrement bondée nous mettait dans un drôle d'état d'esprit. J'étais presque toujours à côté de mon grand frère, dans le banc. Vous dire la fierté que j'avais à le faire sourire avec mes remarques pas toujours polies ! Moi, le cadet, j'avais toute son attention. Et il riait (et en remettait souvent!). Maman, plus loin dans le banc, était moins fière, on aurait dit!

Je me souviens de la côte Léonard qu'on descendait, en groupe, à pied, pour regagner la maison familiale de la rue Denault.

Dans la vitrine du salon, notre sapin tournait sur lui-même, éclairé par un disque de 4 couleurs qui tournait devant une puissante lampe. Le sapin passait du bleu au rouge, au jaune et au vert.

Trois cloches lumineuses clignotaient selon un ordre pré établi dans la fenêtre de la cuisine.

On savait, en riant et se taquinant dans la côte que, ce soir-là, le bonheur était là. Dans la maison. Qu'on aurait le droit de goûter à ce bonheur!

J'arrête ma boîte à souvenirs là. Précisément. Arrêt sur image! Nous sommes devant la maison des Bernier. De là, on voyait très bien notre maison.

Du plus loin que je me rappelle, ce moment-là, précisément, était magique. Il faisait le temps qu'il faisait, mais voilà qu'on était ensemble, dehors, à jaser dans la quiétude un peu inhabituelle de la nuit de Noël.

La quiétude du moment.

Dans chaque maison, on sentait une effervescence. Les lumières de couleurs, les décorations, tout ça annonçait un moment heureux.

Je ne suis pas naïf, je sais bien que le « grader » du bonheur ne passe pas égal partout.

Mais dans mon souvenir, ma tête et mon cœur, un moment de bonheur habitait ce moment précis.
C'est probablement pour ça que la chanson "Douce nuit" me fait un effet très fort.

Je vous souhaite des moments qui généreront un souvenir digne d'un arrêt sur image.

Un souvenir qui nourrit encore et encore, des années après.

Et qui fait que même le sapin en aluminium brillant, finalement, faisait la job!

Joyeux Noël!

Clin d'œil de la semaine

C'est Noël, car il neige (des souvenirs) dans ma tête!


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