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Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 13 mars 2017

Préférer l’insulte au point de vue…



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Séraphin est revenu hanter nos écrans de télé. En version revue et corrigée. Plusieurs s'étaient insurgés au départ, prétextant que le Québec ne sait rien produire d'autre que de vieilles affaires recyclées. C'est particulièrement réducteur dans un contexte où les productions originales de qualité se succèdent et surprennent agréablement depuis quelques décennies.

Mais revenons à Séraphin.

Lors des derniers épisodes, on a bien vu que l'histoire est réécrite, revue et corrigée. Une histoire plus crédible et dure que la version originale, je dirais. Mais surtout différente.

Ce qui me frappe le plus, c'est que certaines choses n'ont pas changé. Pas évolué, en tous les cas. L'élection lors de laquelle Séraphin Poudrier est battu à plate couture par Alexis Labranche le démontre. En campagne électorale, Séraphin se déclare l'ami des pauvres (ça ne s'invente pas !), les manipulations douteuses des organisateurs politiques pleuvent, le filtre légal qui élimine des électeurs de leur droit de vote montre le bout de son nez, bref, même si les moyens ont changé, disons que la perversion est toujours là.

Et les insultes, madame! Et les propos infantilisants et méprisants, monsieur!

Si, au moins, on pouvait dire que les temps ont changé! Oui, de nos jours, le jeu est plus civilisé. Un peu. Mais derrière cette civilité, la manipulation reste la même.

Et les médias sociaux rendent la chose tellement plus facile! Il semble devenu à peu près impossible d'émettre une idée sans d'abord insulter quelqu'un au passage. Sans avoir l'air de vomir sur autrui. Sans déverser une quantité effarante de haine.

Et que dire de ces phrases-chocs lancées un peu partout et qui sont censées influencer les intentions et les idées?
Je n'en peux plus. Et aujourd'hui, j'affirme ceci :

Quand vos énoncés contiennent des phrases du type : « je suis bien contente que la population ne soit pas dupe » ou « enfin quelqu'un qui émet l'opinion que le reste de la population n'ose pas dire », alors que vous relayez l'opinion émise par un autre, j'arrête de lire. Et je me demande : mais qui êtes-vous donc pour prétendre que quiconque ne pense pas comme vous est dupe? Mais qui êtes-vous donc pour prétendre que vous connaissez si bien la population que vous pouvez affirmer ce qu'elle pense ? De la démagogie à l'état pur.

À ces phrases-chocs vides et hautaines, je préférerais une opinion structurée. Que je lirai si jamais vous en émettez une qui soit délestée de vos accès de colère.

Quand vos énoncés diront des inepties comme : « moi, ça fait longtemps que je le dis, mais on sait bien, je suis un ignorant, un niaiseux, un simple petit citoyen... » Je vous le dis tout de suite, vous venez de me perdre. Je ne me laisserai jamais atteindre par ce type de manipulation intellectuelle basée sur le nivellement par le bas.

Au moment où on s'apprête à entrer vraiment en campagne électorale municipale, j'émets le souhait que nous communiquions des idées et des arguments. Plutôt que des bêtises et des insultes. Ce serait bien si chacun essuyait le petit coulis de bave de colère qui lui coule à la commissure de la bouche avant d'en inonder les médias sociaux.

Il y a au moins deux effets pervers à répandre la haine à coups de phrases-chocs. D'abord, à force de niveler par le bas, on finit par croire vraiment que le lecteur ou l'auditeur est con et qu'il ne peut pas réfléchir. Puis, comme les médias sociaux sont d'abord basés sur des choix « d'amis » qu'on fait soi-même, on contribue à radicaliser des mouvements et on finit par croire que nous représentons la population. C'est dangereux de se donner tant d'importance.

Je ne reviendrais pas au temps de Séraphin, la vie est trop douillette maintenant.

Mais j'aimerais qu'on évite de devenir des émules de Trump, qui est président aujourd'hui à cause de pluies d'injures et d'insultes qui continuent de radicaliser ses troupes.

L'influence qu'on a en société se mesure en gestes posés bien plus qu'en émission d'insultes.

Clin d'œil de la semaine

Un geste posé demande bien plus de courage qu'une parole lancée...


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